Les Arabes israéliens manifestent contre l’interdiction d’accès au mont du Temple
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Les Arabes israéliens manifestent contre l’interdiction d’accès au mont du Temple

Les manifestations ont été organisées dans tout le pays contre les mesures imposées après les attaques terroristes

Un garçon palestinien tient une banderole en arabe qui dit : "Que faire s'ils détruisent al-Aqsa" lors d'une manifestation à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 5 octobre 2015 (Crédit : Saïd Khatib / AFP)
Un garçon palestinien tient une banderole en arabe qui dit : "Que faire s'ils détruisent al-Aqsa" lors d'une manifestation à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 5 octobre 2015 (Crédit : Saïd Khatib / AFP)

Des centaines d’Arabes israéliens sont descendus dans les rues lundi soir pour protester contre une interdiction de 48 heures imposées sur les Palestiniens de Cisjordanie qui les empêche de rentrer dans la Vieille Ville de Jérusalem, qui abrite le mont du Temple.

Dans le nord d’Israël, des dizaines de manifestants ont brandi des drapeaux palestiniens aux carrefours menant à la ville de Carmiel et à la ville arabe de Kafr Kana.

Les protestations ont été tenues sous le nom de « La troisième Intifada est ici ».

Un porte-parole de la Liste arabe unie, Rami Younis, a déclaré au Times of Israel que les villes à prédominance arabe de Shfaram, Nazareth, Baqa al-Gharbiya et Taybe devraient également organiser des manifestations contre ces mesures restrictives.

Younis a confirmé qu’un certain nombre de législateurs arabes assisteraient aux manifestations.

Lundi, également, un mouvement de jeunes arabes a appelé les écoles arabes israéliennes à se mettre en grève pour protester contre l’accès limité au mont du Temple, qui abrite la mosquée al-Aqsa. La mosquée a été au centre des affrontements entre les forces de sécurité israéliennes et les émeutiers musulmans au cours de ces dernières semaines.

Les émeutiers ont utilisé la mosquée comme une base arrière pour leurs manifestations, ont affirmé les forces de sécurité israéliennes, tandis que les dirigeants palestiniens et arabes accusent Israël de vouloir changer le statu quo – à savoir, la politique actuelle qui interdit la prière juive – sur le site. Israël nie avoir une volonté de réorienter la politique sur la colline.

Les étudiants grévistes devraient rejoindre les entreprises et les écoles palestiniennes fermées de Jérusalem-Est.

La police a empêché l’accès aux Palestiniens dans la Vieille Ville dans la foulée des attaques terroristes, au cours desquelles deux hommes israéliens ont été poignardés à mort samedi et l’épouse de l’une des victimes a été grièvement blessée et leur bébé légèrement blessé.

Quelques heures plus tard, un adolescent israélien a été poignardé à proximité. Les deux agresseurs palestiniens ont été abattus par les forces de sécurité. L’Autorité palestinienne n’a pas condamné les attaques terroristes, mais a condamné Israël qui a tué les agresseurs.

L'entrée du souk de la Vieille Ville de Jérusalem, le dimanche 4 octobre 2015. Les rues, habituellement animées par les touristes, sont presque désertes, après que le gouvernement a décidé, d'interdire l'entrée aux Palestiniens qui ne sont pas résidents de la ville. Les propriétaires de magasins ont fermé boutique pour protester contre la mesure (Crédit : Benjamin Pileggi / The Times of Israel)
L’entrée du souk de la Vieille Ville de Jérusalem, le dimanche 4 octobre 2015. Les rues, habituellement animées par les touristes, sont presque désertes, après que le gouvernement a décidé, d’interdire l’entrée aux Palestiniens qui ne sont pas résidents de la ville. Les propriétaires de magasins ont fermé boutique pour protester contre la mesure (Crédit : Benjamin Pileggi / The Times of Israel)

Les magasins à l’intérieur des murs de la Vieille Ville, y compris les magasins de bibelots tant populaires auprès des touristes, étaient fermés dimanche et lundi. Peu de gens pouvaient être vus près de la Porte de Damas si animée généralement, qui est aussi l’entrée principale de la Vieille Ville de Jérusalem-Est.

En dehors de la Vieille Ville, les commerces et les écoles de Jérusalem-Est ont également déclaré une grève de solidarité.

Un certain nombre de parents des quartiers de Shuafat et de Beit Hanina à Jérusalem-Est ont choisi de garder leurs enfants à la maison – pas en solidarité avec les manifestants mais en raison de problèmes de sécurité.

« Ils doivent prendre le bus pour aller à l’école, mais il y a des policiers partout, et les parents craignent que leurs enfants soient arrêtés », a déclaré une étudiante nommée Afnan au quotidien hébreu Maariv lundi.

Selon Afnan, le petit nombre d’élèves qui se sont présentés à l’école dans la Vieille Ville ont eu des difficultés pour circuler et ils ont été soumis à des contrôles de sécurité approfondis.

« Les parents sont en colère parce que les policiers vérifient les sacs à dos des enfants. Ils peuvent être à la recherche de pierres mais personnellement, je ne connais pas du tout d’enfants qui viennent à l’école avec des pierres dans leur sac », a-t-elle assuré.

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