Les Etats-Unis boycottent la Conférence du désarmement présidée par la Syrie
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Les Etats-Unis boycottent la Conférence du désarmement présidée par la Syrie

Lors de la précédente assemblée, les Etats-Unis avaient qualifié l'accession de la Syrie à la présidence de "farce" alors que le régime est accusé d'utiliser des armes chimiques

L'ambassadeur américain Robert Wood à la Conférence pour le désarmement à Genève. (Crédit : capture d'écran Youtube)
L'ambassadeur américain Robert Wood à la Conférence pour le désarmement à Genève. (Crédit : capture d'écran Youtube)

Les Etats-Unis ont annoncé qu’ils boycottaient mardi la réunion plénière hebdomadaire de la Conférence du désarmement présidée depuis une semaine par la Syrie, jugeant que Damas utilisait cette fonction pour tenter de « normaliser le régime ».

« En raison des tentatives répétées de la Syrie la semaine dernière d’utiliser sa présidence de la Conférence du désarmement pour normaliser le régime et son comportement inacceptable et dangereux, nous ne participons pas à la session d’aujourd’hui », a expliqué l’ambassadeur américain Robert Wood, dans une déclaration écrite.

« Nous continuerons de défendre les intérêts des Etats-Unis à la Conférence du désarmement », a-t-il toutefois ajouté.

La présidence de la Conférence du désarmement est assurée de manière tournante, en fonction de l’ordre alphabétique, et après la Suisse, c’est à la Syrie qu’est revenu ce poste le lundi 28 mai, et ce pendant quatre prochaines semaines.

Mardi dernier, au cours de la précédente séance plénière, les Etats-Unis avaient protesté contre l’accession de la Syrie à la présidence de la Conférence, la qualifiant de « farce » alors que le régime de Damas est accusé d’utiliser des armes chimiques contre son peuple.

Pour marquer son opposition, l’ambassadeur des Etats-Unis avait quitté la salle pendant le discours de l’ambassadeur syrien Hussam Edin A’ala qui avait ouvert la session au Palais des Nations à Genève.

L’ambassadrice israélienne Aviva Raz Shechter durant une session spéciale du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU qui a voté une enquête sur les violences à la frontière avec Gaza, le 18 mai 2018 (Crédit : AFP/Fabrice Coffrini)

L’ambassadrice d’Israël Aviva Raz Shechter avait également quitté la salle après son discours, dans lequel elle avait jugé cette situation « inacceptable ».

D’autres délégués, comme ceux du Royaume-Uni, de l’Australie et de la France, avaient également exprimé leur opposition à la présidence syrienne.

Le représentant permanent adjoint de la France, Louis Riquet, avait pour sa part déclaré que la Syrie « n’avait pas l’autorité morale pour diriger cet organe ». Il avait annoncé que « pour marquer sa réprobation vis-à-vis de cette situation, la France ne sera pas représentée par son ambassadeur auprès de la Conférence du désarmement pour les sessions plenières de cette enceinte » durant la présidence syrienne.

Plus de 350 000 personnes ont été tuées et des millions déplacées depuis l’éclatement de la guerre civile en Syrie en 2011.

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