Les Etats-Unis et Israël se seraient mis d’accord sur une enveloppe de 38 milliards $
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Les Etats-Unis et Israël se seraient mis d’accord sur une enveloppe de 38 milliards $

Un haut responsable israélien devrait rencontrer Susan Rice mardi après-midi pour finaliser l'accord

Un missile Tamir tiré par la batterie anti-missile du Dôme de Fer pendant un test aux Etats-Unis, en avril 2016. (Crédit : système de défense avancé Rafael)
Un missile Tamir tiré par la batterie anti-missile du Dôme de Fer pendant un test aux Etats-Unis, en avril 2016. (Crédit : système de défense avancé Rafael)

Israël et les Etats-Unis seraient parvenus à un accord sur l’aide financière militaire accordée par les Etats-Unis à Israël qui s’élèverait à 38 milliards de dollars sur les dix prochaines années. En échange, l’Etat juif se serait engagé à ne pas demander des fonds supplémentaires au Congrès américain.

Selon un reportage diffusé lundi sur la Deuxième chaîne, Washington et Jérusalem ont presque scellé l’accord de 38 milliards de dollars, qui devrait être signé « dans quelques jours ».

L’accord comprend une disposition pour réduire les dépenses américaines dans l’industrie des armes d’Israël au cours des six prochaines années, selon le reportage.

Le général Yaakov Nagel, dirigeant du Conseil du sécurité nationale, a atterit mardi à Washington pour signer cet accord, selon des médias israéliens.

Nagel devrait rencontré Susan Rice, conseillère de la sécurité nationale américaine, pour finaliser l’accord mardi après-midi.

Selon un article publié dans le Washington Post dimanche, l’accord sur l’aide à la défense a été retardé par le sénateur Lindsey Graham, qui avait présenté une proposition de loi avec une aide de 3,4 milliards de dollars par an à Israël – une somme plus importante que celle que la Maison Blanche aurait été disposée à proposer.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le sénateur américain Lindsey Graham, à Jérusalem, le 27 mai 2015. (Crédit : Kobi Gideon / GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le sénateur américain Lindsey Graham, à Jérusalem, le 27 mai 2015. (Crédit : Kobi Gideon / GPO)

« Je suis offensé par le fait que l’administration essaie de prendre en charge le processus d’octroi de crédits. S’ils n’aiment pas ce que je fais, ils peuvent opposer leur veto à cette proposition de loi, a déclaré Graham. Nous ne pouvons pas avoir une branche exécutive qui dicte ce que la branche législative fera pendant une décennie sur la base d’un accord dont nous ne faisons pas partie ».

Graham a déclaré que le Premier ministre Benjamin Netanyahu l’avait informé que son opposition retardait la signature de l’accord.

« Le Premier ministre israélien m’a dit que l’administration refusait de signer le protocole d’entente jusqu’à ce que je sois d’accord pour changer mon crédit à 3,1 milliards de dollars, a déclaré Graham. Je lui ai répondu : ‘Dites à l’administration d’aller se faire f…’ »

Selon la Deuxième chaîne, Israël s’est effectivement rangé du côté de la Maison Blanche dans ce conflit avec Graham, en s’engageant à ne pas chercher davantage de soutien auprès du Congrès, sauf en temps de guerre.

Dimanche, l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Dan Shapiro, avait déclaré que l’accord serait valide jusqu’en 2029 et constituerait « la plus grande enveloppe financière jamais accordée à un autre pays dans l’histoire. »

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