Les jeunes Israéliens ne retournent pas au travail avec les allocations-chômage
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Les jeunes Israéliens ne retournent pas au travail avec les allocations-chômage

Alors que l'économie a rouvert et que le virus s'éloigne, les salariés les moins payés choisissent de rester chez eux ; la restauration recherche désespérément du personnel

Des Israéliens dans un café de Tel Aviv, le 7 avril 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)
Des Israéliens dans un café de Tel Aviv, le 7 avril 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Alors même que la menace de la pandémie de coronavirus s’éloigne et que l’économie se rétablit petit à petit, les jeunes Israéliens choisissent de ne pas retourner au travail et ce, à un taux plutôt inattendu, a indiqué le Bureau des services de l’emploi dans la journée de dimanche.

Au mois de mars, le secteur de la restauration et de l’hôtellerie et celui des loisirs et du commerce – deux domaines dont la main-d’œuvre est (très) largement constituée de jeunes Israéliens, jusqu’à l’âge de 34 ans – ont eu l’autorisation de reprendre leurs activités à un niveau pratiquement normal, a noté l’agence dans un communiqué.

Malgré cela, le pourcentage de jeunes demandeurs d’emploi n’a presque pas changé par rapport à celui du mois de février où des restrictions plus contraignantes étaient encore en place. Les jeunes chômeurs représentent 47,4 % du nombre total de personnes en quête d’un travail, ont révélé les données.

La pandémie, qui a entraîné l’imposition de confinements et de distanciation sociale, a entraîné une augmentation nette du nombre de jeunes Israéliens placés en congé. La catégorie des moins de 34 ans a alors représenté la moitié des demandeurs d’emploi inscrits au chômage. Les secteurs des loisirs, du commerce, de la restauration et de l’hôtellerie ont été les plus impactés par les confinements – ce sont ces mêmes secteurs qui emploient de jeunes travailleurs.

Les allocations-chômage perçues par ces employés sont similaires aux salaires touchés lorsqu’ils travaillent, a noté le bureau. Alors que ces allocations seront versées jusqu’à la fin du mois de juin, la main-d’œuvre concernée n’est guère pressée de retrouver le chemin de l’embauche.

Le prolongement de la distribution des allocations-chômage jusqu’à la fin juin a transformé ces aides présentées comme un « filet de sécurité » qui a protégé de l’effondrement des centaines de milliers de demandeurs d’emploi et de chefs d’entreprise en « barrière » qui empêche dorénavant les travailleurs de reprendre leurs postes, a estimé dans un communiqué Rami Garor, chef du service du Bureau de l’emploi.

Pour encourager le retour sur le marché du travail des jeunes et autres employés à bas salaire, les allocations-chômage du mois de juillet devront être allouées de manière plus courte et plus différenciée, en fonction de l’âge et du statut marital, avec un taux déterminé de baisse mensuelle de leur montant, a déclaré le bureau dans le communiqué. Le versement des aides devra être conditionné à des initiatives actives de recherche d’emploi ou à la participation à des formations professionnelles, a-t-il continué.

Parce que ces jeunes n’ont pas repris le travail, le nombre d’emplois dans les secteurs qui les embauchent majoritairement a grimpé en flèche au cours des derniers mois : du mois de décembre au mois de mars, la demande de personnels en cuisine a augmenté de 36 %, ont établi les données. Elle est en hausse de 208 % pour les serveurs et les barmen et de 218 % pour les cuisiniers.

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