Les juifs suédois dénoncent Google qui fournit des résultats antisémites
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Les juifs suédois dénoncent Google qui fournit des résultats antisémites

Les acteurs communautaires affirment que la propagande nazie en ligne prend de l’ampleur et doit être stoppée

Logo de la multinationale américaine Google (AFP PHOTO / LOIC VENANCE)
Logo de la multinationale américaine Google (AFP PHOTO / LOIC VENANCE)

Google fait face à des critiques en Suède pour son incapacité à empêcher le contenu antisémite de dominer les résultats lorsque les recherches comprend les termes « Juifs en Suède ».

Dans une telle recherche, depuis mercredi, fournit comme deuxième résultat une liste de Juifs éminents compilés par des antisémites.

De plus, dans une vidéo publiée sur Granskning Sverige, ou Sweden Review, chaîne d’extrême-droite sur YouTube, contient des insultes racistes et les noms et les photos de personnalités juives suédoises. YouTube a mis fin à la chaîne Sweden Review suite à un tollé plus tôt cette semaine sur la disponibilité du contenu antisémite dans les médias locaux, y compris Dagens Nyheter et Expressen. Son contenu a depuis été téléchargé par les chaînes affiliées et est à nouveau disponible.

« En tant que personne figurant sur cette liste, je suis consternée de voir que cela a pris tant de temps pour quelqu’un réagisse au fait que les noms et les détails des juifs soient rassemblés et catalogués pour que tout le monde puisse les voir », a écrit Annika Hernroth-Rothstein sur Facebook jeudi. La liste la décrit comme « une tueuse de liberté » qui « manifeste pour l’état terroriste d’Israël ».

Svante Weyler, un éditeur et le président de la commission suédoise contre l’Antisémitisme, a déclaré que la liste n’était pas sans rappeler les pratiques nazies.

« Cette liste fait partie d’une vieille tradition classique des nazis et des antisémites qui anticipent une époque où le climat politique changera, pour savoir qui choisir, qui envoyer, qui tuer. C’est ce qu’ils ont fait précédemment, alors pourquoi ne le feraient-ils plus ? », a-t-il dénoncé dans Expressen.

Le directeur des communications de Google, Farshad Shadloo, a refusé de commenter spécifiquement la présence des clips ou des chaînes spécifiques, mais a déclaré que l’entreprise avait des politiques explicites, a fait savoir Expressen.

« En règle générale, le contenu enfreignant clairement les lois sur le droit d’auteur, le harcèlement ou encourageant la violence contre des individus ou des groupes est inacceptable pour nous », a déclaré Shadloo.

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