Les manuscrits de Kafka restent propriété de la bibliothèque nationale
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Les manuscrits de Kafka restent propriété de la bibliothèque nationale

L'auteur du Procès, décédé en 1924, avait demandé à Max Brod de brûler ses manuscrits mais ce dernier les avaient conservés

Franz Kafka en 1906 (Crédit : domaine public)
Franz Kafka en 1906 (Crédit : domaine public)

Le Cour suprême d’Israël a décidé qu’un fonds de manuscrits de Franz Kafka resterait la propriété de la Bibliothèque nationale de l’Etat hébreu, mettant ainsi fin à une longue bataille juridique, a-t-on annoncé lundi de source judiciaire.

La plus haute instance judiciaire israélienne a rejeté dimanche un appel présenté par les héritiers de Max Brod, un ami de Franz Kafka qui fut son exécuteur testamentaire.

L’auteur du Procès, décédé en 1924, avait demandé à Max Brod de brûler ses manuscrits mais ce dernier les avaient conservés.

Après l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne nazie en 1939, Max Brod avait immigré en Palestine, emportant avec lui ces manuscrits, dont certains écrits rares. Il les avait ensuite légués à sa secrétaire, Esther Hoffe, à sa mort en 1968.

Dans son testament, il a demandé à Mme Hoffe de léguer à son tour ces archives, évaluées à plusieurs millions de dollars, à « l’Université hébraïque de Jérusalem ou à la bibliothèque municipale de Tel-Aviv ou à une autre institution en Israël ou à l’étranger ».

Mais la secrétaire, morte en 2007, a partagé la succession entre ses deux filles et la collection Brod est devenue l’enjeu de multiples disputes.

Au début du procès contre les héritières d’Esther Hoffe en 2009, l’Etat d’Israël avait réclamé tous les documents, jugeant que telles étaient les dernières volontés de Max Brod. Mais les deux filles avaient argumenté qu’il avait fait don à leur mère de ses archives et qu’elles pouvaient en disposer comme elles le souhaitaient.

Mme Hoffe avait elle-même vendu le manuscrit original du « Procès » pour deux millions de dollars.

En 2012, un tribunal avait ordonné que les archives soient transférées à la Bibliothèque nationale d’Israël.

« Max Brod ne voulait pas que ses biens soient vendus au meilleur prix, mais qu’ils trouvent une place appropriée dans un sanctuaire littéraire et culturel », ont dit lundi les juges de la Cour suprême dans leurs attendus.

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