Liberman: Israël voit en la Russie un acteur « pragmatique » en Syrie
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Liberman: Israël voit en la Russie un acteur « pragmatique » en Syrie

La présence russe en Syrie, "ne nous regarde pas", a souligné le ministre de la Défense ; "Tout ce que nous voulons, c'est protéger notre propre sécurité".

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman durant un entretien avec Jim Mattis,, secrétaire d'État à la Défense, au Pentagone, le 26 avril 2018. (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman durant un entretien avec Jim Mattis,, secrétaire d'État à la Défense, au Pentagone, le 26 avril 2018. (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)

La présence de la Russie en Syrie ne gêne pas Israël car Moscou est un acteur « pragmatique » avec qui il est toujours possible de conclure un accord, a déclaré vendredi à Washington le ministre israélien de la Défense, Avigdor Liberman.

« Ce qu’il est important de comprendre, c’est que les Russes sont des acteurs très pragmatiques », a indiqué M. Lieberman, questionné au cours d’un forum organisé par le Washington Institute for Near East Policy sur l’alliance actuelle entre Moscou et Téhéran en Syrie.

« En fin de compte, ce sont des gens raisonnables, il est possible de conclure des accords avec eux et nous comprenons leurs intérêts », a ajouté le ministre, lui-même d’origine russe.

« Leurs intérêts sont très différents de nos intérêts, mais nous respectons leurs priorités », a-t-il ajouté. « Nous essayons d’éviter les frictions directes et les tensions « .

L’armée russe dispose d’une base aérienne à Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie, et d’installations portuaires à Tartous, dans l’ouest du pays, depuis plusieurs décennies.

Mais la présence russe en Syrie, « ça ne nous regarde pas », a souligné le ministre israélien. « Tout ce que nous voulons, c’est protéger notre propre sécurité ».

Les propos de M. Liberman interviennent deux jours après la publication d’un entretien par le site d’information israélien Ynet, dans lequel il menaçait Moscou de s’attaquer aux batteries anti-aériennes S-300 que la Russie pourrait fournir à la Syrie, si elles devaient servir contre des cibles israéliennes.

Moscou a signé en 2010 un accord avec le régime du président syrien Bashar al-Assad pour la livraison de batteries de défense antiaérienne S-300, mais Damas n’a toujours pas pris possession de ce matériel en raison notamment des pressions israéliennes, selon le journal russe Kommersant.

Tout en veillant à ne pas se laisser entraîner dans le conflit syrien, Israël a mené des dizaines d’attaques contre des positions du régime ou des convois d’armes présentés comme provenant d’Iran et destinés au groupe terroriste libanais pro-iranien Hezbollah.

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