L’Iran critique les députés égyptiens présents à une réunion d’opposants à Paris
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L’Iran critique les députés égyptiens présents à une réunion d’opposants à Paris

L'Iran a rompu ses relations avec l'Egypte en 1980 pour protester contre la signature par Le Caire d'un accord de paix avec Israël

La présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) Maryam Radjavi arrive à la rencontre annuelle du CNRI au Bourget, le 9 juillet 2016. (Crédit : AFP/Alain Jocard)
La présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) Maryam Radjavi arrive à la rencontre annuelle du CNRI au Bourget, le 9 juillet 2016. (Crédit : AFP/Alain Jocard)

L’Iran a convoqué le chargé des intérêts égyptiens à Téhéran pour protester contre la présence de parlementaires égyptiens à un rassemblement d’opposants iraniens en exil le 9 juillet près de Paris, a rapporté l’agence officielle Irna.

Un haut responsable du ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié la présence « d’un certain nombre de parlementaires égyptiens » au rassemblement du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, opposition en exil) de « claire ingérence dans les affaires intérieures iraniennes », selon Irna.

Téhéran a notamment accusé ces parlementaires de soutenir « un groupe terroriste » en référence à l’organisation des Moudjahidine du peuple (MEK), principale composante du CNRI.

« Les autorités égyptiennes sont appelées à adopter une politique responsable (…) afin de préserver la paix et la stabilité dans la région », a déclaré ce haut responsable, selon Irna.

Le chef de la mission égyptienne à Téhéran, qui n’a pas été identifié par Irna, a souligné pour sa part que la politique de son pays était fondée sur la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, a ajouté l’agence.

Ibrahim Abdel Wahab, membre de la commission des Affaires étrangères au sein du Parlement égyptien, a confirmé sa participation avec neuf députés et personnalités de son pays au rassemblement du Bourget suite à des invitations du CNRI, a-t-il déclaré à l’AFP depuis Paris.

L’Iran a rompu ses relations avec l’Egypte en 1980, peu après la révolution islamique, pour protester contre la signature par Le Caire d’un accord de paix avec Israël. Depuis, chaque pays ne dispose que d’une section d’intérêt dans la capitale de l’autre.

L’Iran a déjà convoqué l’ambassadeur de France à Téhéran pour protester contre la tenue en région parisienne du rassemblement annuel du CNRI.

Le CNRI, basé en France, est une coalition politique de groupes d’opposants iraniens, dont le plus connu est le MEK, une organisation considérée comme « terroriste » par l’Union européenne jusqu’en 2008 et par les Etats-Unis jusqu’en 2012.

Les Moudjahidine du peuple sont considérés comme des « traitres » en Iran pour avoir soutenu et été soutenus par le régime de Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak entre 1980 et 1988.

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