L’Iran menace de frapper Israël et des « alliés des Etats-Unis »
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L’Iran menace de frapper Israël et des « alliés des Etats-Unis »

En l'espace d'une demi-heure, 22 missiles se sont abattus sur deux bases irakiennes, Aïn al-Assad (ouest) et Erbil (nord) où sont installés des soldats étrangers

Les membres des Gardiens de la Révoluiton à une cérémonie célébrant le 40e anniversaire de la révolution islamique place Azadi à Téhéran, le 11 février 2019. (Crédit : AP/Vahid Salemi)
Les membres des Gardiens de la Révoluiton à une cérémonie célébrant le 40e anniversaire de la révolution islamique place Azadi à Téhéran, le 11 février 2019. (Crédit : AP/Vahid Salemi)

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé mercredi de frapper Israël et « des gouvernements alliés » de l’Amérique après une attaque nocturne aux missiles contre une base militaire irakienne utilisée par les Etats-Unis en représailles à l’assassinat d’un de ses généraux par Washington.

« Nous conseillons au peuple américain de rappeler les troupes américaines (déployées dans la) région afin d’éviter de nouvelles pertes et de ne pas permettre que la vie de ses soldats soit davantage menacée par la haine toujours croissante du régime » américain, ajoute l’armée idéologique iranienne dans un communiqué.

L’Iran a tiré des missiles sur des bases abritant des soldats américains, en riposte à l’élimination par Washington de Qassem Soleimani, l’architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient.

En l’espace d’une demi-heure, 22 missiles se sont abattus sur deux bases irakiennes, Aïn al-Assad (ouest) et Erbil (nord) où sont installés des soldats étrangers – en majorité des Américains -, a annoncé l’armée irakienne, à l’heure exacte où un tir de drone américain tuait le général à Bagdad cinq jours plus tôt.

Ces raids, qui selon l’armée irakienne n’ont pas fait de victime dans ses rangs, est la première réponse de Téhéran à l’élimination de Soleimani. Ils font redouter une escalade régionale ou un conflit ouvert, même si dirigeants américain et iranien ont rapidement semblé vouloir calmer le jeu.

« L’évaluation des dégâts et des victimes est en cours. Jusqu’ici, tout va bien! », a tweeté le président américain Donald Trump.

« Nous ne cherchons pas l’escalade ou la guerre », a quant à lui assuré le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, précisant que les représailles « proportionnées » de la nuit étaient « terminées ».

Le ministre du Brexit Dominic Raab, le 1er octobre 2018. (Crédit : Paul ELLIS/AFP)

Londres a « condamné » mercredi les attaques iraniennes en Irak « imprudentes et dangereuses » contre des bases de la coalition, incluant des forces britanniques, exprimant sa « préoccupation » quant à des « informations faisant état de blessés ».

Aucun blessé britannique n’est à déplorer, a précisé un porte-parole du gouvernement, ajoutant que la « première priorité » de Londres est la sécurité de son personnel.

Le Royaume-Uni compte 400 militaires en Irak et un milliers de civils.

« Nous condamnons cette attaque sur des bases militaires irakiennes abritant des forces de la coalition, dont des Britanniques », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, exprimant sa « préoccupation » quant à des « informations faisant état de blessés et de l’utilisation de missiles balistiques », sans plus de précisions sur la provenance de ces informations.

« Nous exhortons l’Iran à ne pas réitérer ces attaques imprudentes et dangereuses », a poursuivi le chef de la diplomatie britannique dans une déclaration, appelant Téhéran à « une désescalade urgente ».

« Une guerre au Moyen-Orient ne profiterait qu’à Daesh (l’acronyme en arabe du groupe jihadiste Etat islamique) et à d’autres groupes terroristes », a-t-il ajouté.

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