L’Iran peut créer de l’uranium hautement enrichi « en 2-3 jours » – porte-parole
Rechercher

L’Iran peut créer de l’uranium hautement enrichi « en 2-3 jours » – porte-parole

Selon l'Organisation de l'énergie atomique de Téhéran, les responsables devraient être prêts à la reprise éventuelle des activités nucléaires

Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, dans une interview avec la chaîne de télévision iranienne de langue arabe al-Alam, le 5 mars 2018. (Capture d'écran)
Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, dans une interview avec la chaîne de télévision iranienne de langue arabe al-Alam, le 5 mars 2018. (Capture d'écran)

Dimanche, un responsable iranien de l’énergie nucléaire a réitéré un avertissement lancé plus tôt cette année, à savoir que son pays est capable de créer de l’uranium hautement enrichi en « deux à trois jours ».

Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, a déclaré à la Radio-Télévision de la République Islamique d’Iran (IRIB) que les responsables devraient être prêts pour une éventuelle reprise des activités nucléaires, qui ont été suspendues en vertu de l’accord nucléaire que Téhéran a signé avec la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni, l’Allemagne les États-Unis, et l’Union européenne en 2015.

L’administration Trump s’est retirée de l’accord le 8 mai et a ordonné que des sanctions plus sévères soient rétablies. Elle exige que l’Iran cesse l’enrichissement de l’uranium et mette fin à son implication en Syrie, au Yémen, au Liban et en Afghanistan afin de négocier un nouvel accord.

Vendredi, la Chine, la Russie, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne se sont rencontrés – à la demande de l’Iran – pour discuter de la manière dont il convient d’aller de l’avant.

(De gauche à droite) La secrétaire générale du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) Helga Schmid, la directrice générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique AIEA Yukiya Amano et le député politique au ministère des Affaires étrangères de l’Iran Abbas Araghchi assistent à une réunion spéciale de la Commission mixte des parties au JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action) sur l’accord nucléaire iranien au palais de Coburg, à Vienne, en Autriche, le 25 mai 2018. (AFP Photo/Joe Klamar)

S’exprimant après cette réunion, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré : « Nous négocions… pour voir s’ils peuvent nous fournir un ensemble de mesures qui peuvent assurer à l’Iran les avantages de la levée des sanctions. »

Il a ajouté que des « solutions pratiques » étaient nécessaires pour répondre aux préoccupations de l’Iran concernant ses exportations pétrolières, ses flux bancaires et les investissements étrangers dans le pays.

« La prochaine étape consiste à trouver des garanties pour ce package », a-t-il dit.

Les responsables iraniens ont déclaré qu’ils s’attendent à ce qu’un tel plan soit présenté d’ici la fin du mois de mai.

M. Araghchi a déclaré que les pourparlers se poursuivraient au cours des prochaines semaines « notamment au niveau des experts », après quoi l’Iran déciderait de rester ou non dans l’accord.

« Nous avons le sentiment que les Européens, la Russie et la Chine… sont sérieux et ils reconnaissent que la survie de la JCPOA dépend du respect des intérêts de l’Iran », a ajouté Araghchi, en utilisant le nom officiel de l’accord de 2015.

En mars, Kamalvandi a déclaré à la chaîne de télévision iranienne de langue arabe al-Alam : « Si nous voulons enrichir l’uranium jusqu’à 20 %, nous pouvons le faire en moins de 48 heures ».

L’uranium enrichi à plus de 20 % est considéré comme hautement enrichi et pourrait théoriquement être utilisé dans une arme atomique, bien que la plupart des bombes nucléaires contiennent de l’uranium enrichi à plus de 80 %.

Dans son interview du mois de mars, Kamalvandi a déclaré que l’Iran a développé des centrifugeuses très avancées qui sont 24 fois plus puissantes que les modèles précédents.

Il a indiqué que ces machines pourraient être remises en service si l’accord nucléaire de 2015 devait s’effondrer.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...