Ministre jordanien: Amman ne récolte pas « les dividendes de la paix » avec Israël
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Ministre jordanien: Amman ne récolte pas « les dividendes de la paix » avec Israël

Pour Ayman Safadi, les 2 pays "n'ont pas réussi à coopérer" sur diverses questions, se fait l'écho de la remarque du roi selon laquelle les relations sont "toujours aussi faibles"

Le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi prononce son discours lors d'une conférence de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Moyen-Orient, UNRWA, à Rome, le 15 mars 2018. (AP Photo/Andrew Medichini)
Le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi prononce son discours lors d'une conférence de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Moyen-Orient, UNRWA, à Rome, le 15 mars 2018. (AP Photo/Andrew Medichini)

Le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi a déclaré samedi que les liens entre Israël et la Jordanie étaient « à leur plus bas niveau de tous les temps », Amman ne récoltant pas pleinement les « dividendes de la paix » qui devaient accompagner l’établissement des liens diplomatiques il y a 25 ans.

Ces commentaires, formulés lors d’une conférence sur la sécurité à Bahreïn, faisaient écho à ceux du roi Abdallah II de Jordanie, qui a déclaré jeudi que les relations sont maintenant à leur pire point depuis la signature du traité de paix historique en 1994.

« Nous n’avons pas été en mesure de parvenir à une coopération bilatérale » sur de nombreuses questions, a dit M. Safadi, en mettant l’accent sur le projet de gazoduc mer Rouge-mer Morte, qui a été longtemps retardé, et les mesures israéliennes limitant les exportations jordaniennes vers la Cisjordanie.

« Si vous allez dire aux gens qu’il y a des dividendes de la paix, ils vous demanderont ‘lesquels’ ? »

Il a également suggéré qu’Israël n’honorait pas les dispositions concernant les sites chrétiens et musulmans dans la Vieille Ville de Jérusalem. En vertu du traité de paix, Israël a reconnu Abdallah II comme gardien de ces sites.

« Jour après jour, nous nous efforçons de prévenir les violations du statu quo sur ces sites », a affirmé M. Safadi, sans donner plus de détails.

Le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin (à gauche) serre la main du roi Hussein de Jordanie sous les applaudissements du président des Etats-Unis Bill Clinton lors de la signature du traité de paix bilatéral, à Aqaba, Jordanie, en octobre 1994. (Nati Shohat/Flash90)

Safadi a critiqué le contrôle militaire continu d’Israël sur la Cisjordanie et les « mesures unilatérales israéliennes » qui, selon lui, rendent l’établissement d’un État palestinien plus difficile, faisant apparemment référence à la construction d’implantation.

« Pour parvenir à la paix, l’occupation doit cesser », a-t-il dit, qualifiant la solution à deux États de « seule option viable » pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Le ministre jordanien a également déploré l’absence de négociations de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne ces dernières années.

« Au cours des deux ou trois dernières années, le processus de paix est honnêtement mort », a-t-il ajouté.

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