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Netanyahu : je jugerai Sharaa sur ses actes

Lors d'une interview pour la télévision australienne, le Premier ministre israélien a affirmé : "Nous ne déléguons notre sécurité à personne, que ce soit à Gaza ou ailleurs"

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le président Donald Trump s'entretenant avec le président syrien Ahmed al-Sharaa, à la Maison Blanche, à Washington, le 10 novembre 2025. (Crédit : Service de presse de la présidence syrienne via AP)
Le président Donald Trump s'entretenant avec le président syrien Ahmed al-Sharaa, à la Maison Blanche, à Washington, le 10 novembre 2025. (Crédit : Service de presse de la présidence syrienne via AP)

Après que le président syrien Ahmed al-Sharaa a rencontré le président américain Donald Trump à Washington en début de semaine, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’il jugerait le nouveau dirigeant syrien sur « ce qui se passe sur le terrain ».

« La Syrie est-elle en train de devenir un pays pacifique ? », a-t-il questionné lors d’une interview avec la femme de télévision australienne Erin Molan. « Se débarrasse-t-il des djihadistes au sein de son armée ? Travaille-t-il avec moi pour délimiter une zone démilitarisée dans le sud-ouest de la Syrie, proche du plateau du Golan ? »

« Qu’est-ce qui est fait pour protéger nos frères druzes, les frères druzes syriens d’Israël, mutilés, massacrés, presque aussi terriblement que lors du massacre du 7-Octobre mené par le Hamas à Gaza ? », a-t-il poursuivi.

Il a dit qu’à condition qu’il y ait une démilitarisation du sud-ouest de la Syrie et une protection permanente des Druzes là-bas, « il sera possible d’aller de l’avant ».

« Vis-à-vis d’Al-Sharaa, je suis attentif à ce qui est fait, à ce qui est tangible. »

Netanyahu a par ailleurs nié que Washington ait empêché Israël de finir le travail dans la guerre contre l’Iran, en juin dernier. « Nous avions des objectifs on ne peut plus clairs », a-t-il assuré. « Nous avons été très clairs là-dessus. Nous voulions toucher les implantations nucléaires, les infrastructures de production de missiles et d’autres cibles. Nous l’avons dit très clairement. Une fois fait, la guerre a pris fin. »

« Une dernière frappe et c’en était terminé », a-t-il ajouté. « On ne nous a pas arrêtés, nous n’avions pas l’intention de poursuivre au-delà. »

En ce qui concerne l’avenir de Gaza, Netanyahu a déclaré qu’Israël « gardera[it] la main sur les questions de sécurité car nous ne déléguons notre sécurité à personne, que ce soit à Gaza ou ailleurs ».

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