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Netanyahu : percée dans le projet d’exploitation de gisement de gaz au large de Gaza

Le but du projet, maintes fois évoqué au fil des ans, est de stimuler le développement économique palestinien, en coordination avec l'Égypte et l’AP

Pêcheurs palestiniens à quelques centaines de mètres de la plage de Gaza Ville, le 10 août 2014. (Crédit : Roberto Schmidt/AFP)
Pêcheurs palestiniens à quelques centaines de mètres de la plage de Gaza Ville, le 10 août 2014. (Crédit : Roberto Schmidt/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche qu’Israël allait se consacrer au développement d’un champ de gaz fossile au large de la bande de Gaza, une initiative maintes fois évoquée depuis des dizaines d’années.

Dans un communiqué, le bureau du Premier ministre a fait savoir que, dans le cadre des « efforts existants » entre Israël, l’Égypte et l’Autorité palestinienne (AP), le gouvernement est sur le point de développer le « champ gazier de Gaza Marine au large de la côte de Gaza ».

Cette initiative est considérée comme un rameau d’olivier pour les Palestiniens et, menée à bien, elle pourrait rapporter des milliards de shekels à l’AP. Selon le cabinet du Premier ministre, ce plan est axé sur « le développement économique palestinien et le maintien de la stabilité de la sécurité dans la région ».

La déclaration indique que le projet est « soumis à une coordination entre les services de sécurité et à un dialogue direct avec l’Égypte, en coordination avec l’Autorité palestinienne ».

L’annonce intervient après une série de sommets sur la sécurité organisés ces derniers mois par Israël et l’AP, d’abord à Aqaba, en Jordanie, puis à Charm el-Cheikh, en Égypte.

Le mois dernier, quelques jours avant une flambée de violence de cinq jours avec Gaza, des organes de presse locaux ont révélé la tenue de discussions dirigées par le conseiller à la Sécurité nationale, Tzachi Hanegbi, et le général de division Ghassan Alian, chargé de la liaison militaire avec les Palestiniens, avec pour objectif le développement du gisement de gaz.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 18 juin 2023. (Crédit : Amit Shabi)

Après la réunion de Charm el-Cheikh en mars, qui a porté en grande partie sur la désescalade des tensions, les responsables israéliens et palestiniens ont déclaré qu’ils avaient convenu d’œuvrer à l’amélioration des conditions économiques du peuple palestinien ainsi que de la situation financière de l’AP à court d’argent, qui bénéficierait du développement des champs Marine 1 et 2 situés à quelque 30 kilomètres au large de Gaza.

Les deux parties négocient de manière sporadique sur le sujet depuis des années, sans jamais parvenir à un accord en raison de nombreux obstacles. Outre les objections israéliennes et autres conflits, l’AP n’a plus aucun contrôle sur Gaza depuis qu’elle en a été chassée en 2007 par l’organisation terroriste Hamas, qui contrôle aujourd’hui l’enclave côtière.

Dans une interview accordée à la Treizième chaîne le mois dernier, Hanegbi a reconnu qu’il était « impliqué » dans ce dossier, mais il a insisté « qu’il n’y aura pas de développement infrastructurel » à Gaza tant que les corps des soldats Oron Shaul et Hadar Goldin n’auront pas été restitués. Le Hamas détient également deux Israéliens en vie, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed.

« Nous pouvons discuter et faire des projets pour qu’ils comprennent le coût de cette perte. Ce n’est pas seulement une question de gaz ; il y a des infrastructures que le monde entier est prêt à soutenir à Gaza. Nous ne le permettrons pas tant que les garçons ne seront pas rentrés », a-t-il déclaré.

Dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir du haut à gauche : Oron Shaul, Avraham Mengistu, Hadar Goldin et Hisham al-Sayed. (Crédit : Flash 90)

Les négociations et les propositions concernant l’exploitation d’un gisement de gaz au large de la côte de Gaza se succèdent depuis plus de 20 ans, sans jamais aboutir.

En 1999, l’AP a demandé à la société d’énergie British Gas de procéder à une prospection gazière dans la région. Un an plus tard, British Gas a découvert le gisement Marine 1 à environ 30 kilomètres de la mer, puis le gisement Marine 2, plus petit, avant de se retirer du contrat.

Le projet a été confié au géant de l’énergie Shell en 2016, qui s’est retiré deux ans plus tard en raison d’objections israéliennes et d’autres conflits. Depuis lors, les Palestiniens sont à la recherche d’investisseurs pour ce projet de 1,1 milliard de dollars visant à extraire les quelque 28 milliards de mètres cubes de gaz fossile.

Les négociations menées en 2012 n’ont pas abouti, pas plus que celles menées l’année dernière avec le précédent gouvernement israélien.

L’AFP a contribué à cet article.

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