New York coupe les financements du centre Wiesenthal après l’inculpation pour corruption d’un administrateur
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New York coupe les financements du centre Wiesenthal après l’inculpation pour corruption d’un administrateur

Après l’accusation contre un administrateur du musée de la Tolérance, le conseil municipal refuse 500 000 $ à des séminaires de sensibilisation des forces de l’ordre

Murray Huberfeld, fondateur du fonds spéculatif Platinum Patners LP, quitte le tribunal fédéral de New York après son arrestation pour des accusations de corruption fédérales, le 8 juin 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images via JTA)
Murray Huberfeld, fondateur du fonds spéculatif Platinum Patners LP, quitte le tribunal fédéral de New York après son arrestation pour des accusations de corruption fédérales, le 8 juin 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images via JTA)

Le conseil municipal de New York a arrêté son financement au musée de la Tolérance du centre Simon Wiesenthal après l’arrestation d’un administrateur du musée et d’un gestionnaire de fonds impliqués dans un système de pots-de-vin.

Le centre attendait 500 000 dollars pour des séminaires de sensibilisation des forces de l’ordre, mais le budget de 82 milliards de dollars approuvé mardi par le conseil municipal n’accorde rien au centre, qui avait reçu 655 000 dollars de la ville ces deux dernières années, selon CBS2.

Cet arrêt est la conséquence de l’inculpation la semaine dernière de Murray Huberfeld, un gestionnaire de fonds soupçonné d’avoir tiré 20 millions de dollars du syndicat des agents de correction de la ville de New York via des pots-de-vin.

Un promoteur immobilier qui aurait conspiré avec Huberfeld était également un donateur du centre Wiesenthal, et avait aidé à sécuriser les financements municipaux pour ses programmes.

Le centre Simon Wiesenthal a noté dans un communiqué qu’Huberfeld avait démissionné le 15 juin.

Le conseil municipal n’a pas voulu prendre de risque après ces connexions.

Le centre Simon Wiesenthal à Los Angeles (Crédit : Creative Commons/ Wikimedia/ Simon Wiesenthal Center)
Le centre Simon Wiesenthal à Los Angeles (Crédit : Creative Commons/ Wikimedia/ Simon Wiesenthal Center)

« Etant donné les enquêtes et informations récentes sur certaines choses qui sont arrivées concernant certaines personnes avec qui il était affilié, le conseil a décidé qu’il n’était pas prudent de financer cette année quelque chose avec le centre », a déclaré suite au vote Eric Koch, directeur des communications du conseil.

Les procureurs fédéraux affirment que Norman Seabrook, le chef du syndicat qui représente les agents de correction de la ville de New York, a investi 20 millions de dollars de l’argent du fonds de retraite du syndicat dans le fonds spéculatif d’Huberfeld, Platinum Partners.

Huberfeld aurait accepté de payer des pots-de-vin à Seabrook. Les deux hommes ont été accusés de fraude à l’honnêteté du service, et tous deux démentent toutes malversations, a annoncé NBC.

Un porte-parole du maire Bill de Blasio a déclaré qu’il n’y aurait pas d’allocation du maire au centre cette année.

Huberfeld connaissait via des cercles philanthropes juifs Jona Rechnitz, promoteur immobilier de Brooklyn qui a aidé à arranger l’investissement du syndicat dans Platinum ; et Rechnitz a plaidé coupable de conspiration dans l’affaire et coopère avec les enquêteurs fédéraux, a annoncé le Wall Street Journal.

Rechnitz avait aidé à sécuriser le financement de 655 000 dollars sur deux ans du conseil municipal pour des séminaires de sensibilisation aux forces de l’ordre au musée de la Tolérance du centre Simon Wiesenthal, avait annoncé en avril le New York Post. Le centre de Los Angeles a un musée dans le centre de Manhattan.

Rechnitz et son épouse ont donné 9 900 dollars à la campagne municipale de 2013 de Bill de Blasio. Le maire avait déclaré en avril que cet argent serait rendu, avait annoncé le New York Daily News.

Dans un communiqué envoyé vendredi à JTA, le centre a déclaré qu’à “aucun moment le centre Simon Wiesenthal n’a été informé des activités non éthiques ou illégales présumées de nos donateurs. L’institution est vigilante et adhère à toutes les lois municipales, étatiques et fédérales. Nous conduisons notre propre enquête et déterminerons si une action supplémentaire est appropriée. »

Le communiqué notait que le programme de formation des forces de l’ordre était en place à New York depuis 2004, « bien avant que Jona Rechnitz n’ait un quelconque lien avec le musée de la tolérance de New York. »

« Il n’y avait pas d’irrégularité dans la réception de 655 000 dollars du conseil municipal de New York. Ces fonds sont utilisés pour former les professionnels de la justice pénale qui sont en première ligne, et ont suivi méticuleusement toutes les lois de lobbying et les processus de transparence totale du conseil municipal, continuait le communiqué. Nous prévoyons de continuer à candidater à des financements dans le futur pour ce programme de formation important et très apprécié, pour que nous puissions continuer à fournir cette formation aux professionnels de la justice pénale de New York. »

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