« Nous sommes le seul pays à tuer des Iraniens, » se vante Hanegbi
Rechercher

« Nous sommes le seul pays à tuer des Iraniens, » se vante Hanegbi

Téhéran comprend que Jérusalem est un "joueur sérieux," estime le ministre de la Coopération régionale

Le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi arrive à la rencontre hebdomadaire du cabinet, le 3 mars 2019.  (Marc Israel Sellem/POOL)
Le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi arrive à la rencontre hebdomadaire du cabinet, le 3 mars 2019. (Marc Israel Sellem/POOL)

Dimanche, le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi s’est vanté qu’Israël soit le seul pays dans le monde qui a « tué des Iraniens ».

Lors d’un entretien à la radio, Hanegbi a rejeté les inquiétudes quand on l’a interrogé pour savoir si Israël devait être préoccupé par la réponse « prudente » de l’administration Trump dans la confrontation entre l’Iran et le Royaume-Uni, qui, comme Israël, est un allié proche de Washington.

« Depuis deux ans maintenant, Israël est le seul pays dans le monde à tuer des Iraniens, a déclaré le ministre du Likud. Nous avons frappé les Iraniens des centaines de fois en Syrie. Parfois ils le reconnaissent, parfois des publications étrangères en parlent, parfois c’est un ministre, parfois c’est le chef de l’armée. Mais il s’agit d’une politique coordonnée ».

« Les Iraniens sont très limités dans leurs réponses, et ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas de capacités, mais parce qu’ils comprennent qu’Israël est un joueur sérieux, a déclaré Hanegbi à la chaîne publique Kan. Nous sommes très fermes sur les questions de sécurité nationale ».

La semaine dernière, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit que « l’armée israélienne est la seule armée dans le monde qui combatte l’Iran ».

Tsahal a reconnu avoir mené des centaines de frappes aériennes en Syrie ces dernières années, sur des cibles associées à l’Iran, qui soutient le régime du président Bachar Assad dans la guerre civile syrienne. Israël a déclaré, à de nombreuses reprises, qu’il ne permettra pas à l’Iran, ou à ses alliés chiites, d’établir une présence militaire permanente dans la Syrie d’après-guerre.

Cette photo sans date publié le 19 juillet 2019 montre le tanker britannique de pétrole Stena Impero, dont on pense qu’il a été saisi par l’Iran. (Stena Bulk via AP)

Les tensions dans le Golfe sont à un niveau maximum depuis mai, alors que le président américain Donald Trump a annulé, à la dernière minute, des frappes aériennes en juin après que la République islamique a abattu un drone américain.

Vendredi, dans une nouvelle confrontation tendue, les Gardiens de la Révolution islamique ont déclaré avoir saisi le tanker Stena Impero battant pavillon britannique pour avoir « enfreint les règles maritimes internationales » dans le détroit d’Ormuz, point de passage du tiers du pétrole mondiale qui est transporté par voie maritime.

Le Royaume-Uni a dit que l’Iran avait saisi deux navires, mais le propriétaire britannique du Mesdar, battant pavillon du Libéria, a dit qu’il avait été relâché après avoir été temporairement abordé par des hommes armés.

Cela s’est produit après qu’un tribunal de Gibraltar a dit qu’il prolongeait de 30 jours la détention d’un tanker iranien saisi par les autorités britanniques il y a deux semaines sur l’accusation d’avoir enfreint les sanctions de l’UE contre la Syrie.

Washington a accusé l’Iran d’être responsable de multiples attaques sur des tankers dans le Golfe.

L’escalade intervient plus d’un an après que Washington s’est retiré unilatéralement de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 et a commencé à réimposer les sanctions contre Téhéran.

Une image dont l’Iran a dit qu’elle a été prise par l’un de ses drones après que les Etats-Unis on affirmé l’avoir abattu dans le Detroit d’Ormuz, le 19 juillet 2019 (Capture d’écran)

Plus tôt ce mois, l’Iran a dépassé la limite d’enrichissement d’uranium prévue dans l’accord de 2005, afin de faire pression sur les autres signataires de l’accord pour qu’ils tiennent promesse d’aider à soutenir son économie.

Téhéran a menacé, à de nombreuses reprises, de fermer le Détroit d’Ormuz si le pays était attaqué.

L’incident est intervenu alors que Trump et des officiels américains ont affirmé, malgré les démentis de Téhéran, que l’armée américaine avait abattu un drone iranien qui menaçait un navire américain dans le Détroit. Trump a dit que le drone avait menacé d’attaquer le navire américain USS Boxer.

Les Gardiens de la Révolution ont publié des images qui, selon eux, contredisent les affirmations américaines. La vidéo de sept minutes, apparemment filmée en haute altitude, montre un convoi de navires dont les Gardiens ont dit qu’ils le suivaient alors qu’il passait par le Détroit. On ne pouvait pas clairement identifier les navires, même si l’un d’entre eux ressemblait à l’USS Boxer.

Alors que les tensions augmentent, l’Arabie Saoudite, le grand rival de l’Iran, a dit qu’il allait de nouveau accueillir des soldats américains sur son sol pour renforcer la sécurité régionale.

Le Pentagone a dit que le déploiement « assure notre capacité à défendre nos forces et nos intérêts dans la région des menaces émergentes et crédibles ».

L’armée américaine a dit que ses avions de patrouille surveillaient le Détroit, et a annoncé « un effort maritime international » pour garantir la liberté de navigation dans ce passage stratégique.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...