Peri : « Cela ne regarde personne si un ministre se rend dans un strip club »
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Peri : « Cela ne regarde personne si un ministre se rend dans un strip club »

La porte-parole du député de Yesh Atid a déclaré que la remarque du député sur la sécurité des personnalités publiques n'est pas une approbation de ce genre d'activité

Yaakov Peri, ancien chef du Shin Beth (Crédit : Yonatan Sindel/Flash 90)
Yaakov Peri, ancien chef du Shin Beth (Crédit : Yonatan Sindel/Flash 90)

Un député de Yesh Atid a déclaré samedi qu’un ministre se rendant dans un club de striptease ne relève pas de l’intérêt public, même s’il n’approuvait pas la présence d’un garde de sécurité financé par l’État dans un tel établissement.

Sa remarque est survenue quelques jours après la diffusion d’un enregistrement du fils du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Yair, faisant des commentaires désobligeants sur les femmes lors d’une soirée à Tel Aviv avec deux amis, accompagné de son agent de sécurité et d’un chauffeur.

S’exprimant lors d’un événement culturel à Ness Ziona, Yaakov Peri, ancien chef de l’agence de sécurité du Shin Bet, a déclaré qu’un agent de sécurité ne devrait pas se trouver dans un club de strip-tease s’il n’y avait pas de risque pour la sécurité. »

« Ce n’est pas une question d’intérêt public si un ministre va dans un club de strip-tease », a déclaré Peri. Mais il a ajouté qu’il « n’aimait pas le fait qu’une personne bénéficiant d’une protection emmène un chauffeur et un agent de sécurité financé par l’Etat d’Israël dans un club de strip-tease ».

Yair Netanyahu, fils du Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Tel Aviv le 26 Novembre 2017. (Crédit : Flash90)

La porte-parole de M. Peri a ensuite publié un éclaircissement, disant que son commentaire venait en réponse à une question concernant la sécurité des fils Netanyahu.

« Quand une décision officielle est prise concernant la protection de quelqu’un, ce n’est pas l’affaire du public lorsque le gardien de sécurité accompagne [le fonctionnaire] et qu’il y a confidentialité à ce sujet, à moins qu’il n’y ait une infraction criminelle ou [menace] à la sécurité de l’Etat », a déclaré la porte-parole dans un communiqué.

Elle a précisé que les remarques de Peri n’étaient en aucun cas une approbation des clubs de strip-tease ou de la prostitution.

« La tentative d’attribuer au député Peri une remarque qui dit que c’est normal d’aller dans des clubs de strip-tease est tendancieuse et délirante. »

Benjamin et Yair Netanyahu, au mur Occidental, le 18 mars 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Lundi, Hadashot TV a diffusé des enregistrements de Yair Netanyahu en visite dans des clubs de striptease, en compagnie d’un agent de sécurité financé par l’Etat.

La diffusion de l’enregistrement intervient quelques jours après que l’ancien chef du Shin Bet, Yoram Cohen, a déclaré qu’il avait recommandé de ne pas fournir de gardes permanents aux deux fils de Netanyahu, mais que sa recommandation avait été rejetée.

Le bureau du Premier ministre a déclaré que les décisions de sécurité concernant les fils de Netanyahu étaient prises par le service de la sécurité au sein du cabinet du Premier ministre avec l’aide du Shin Bet, et que la famille elle-même n’était pas impliquée.

Yair Netanyahu a qualifié le reportage sur les enregistrements de « partial et honteux » et affirmé qu’ils avaient été obtenus illégalement. Il s’est également excusé pour les propos tenus dans les enregistrements.

« Dans cette conversation de fin de soirée, sous l’influence de l’alcool, j’ai dit des choses idiotes au sujet des femmes, et d’autres choses idiotes qui auraient mieux valu ne pas être dites, » a-t-il dit.

« Ces mots ne représentent pas qui je suis, les valeurs à partir desquelles j’ai été élevé ou les principes auxquels je crois. Je regrette de les avoir dites et je m’excuse si quelqu’un a été offensé. »

Alors que Netanyahu a dit que son fils avait raison de s’excuser, il a attaqué la presse pour avoir diffusé l’enregistrement et a déclaré jeudi que le gouvernement devrait prendre des mesures législatives contre la fuite des enregistrements.

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