Présidentielle : Khamenei presse les Iraniens d’ignorer les appels au boycottage
Rechercher

Présidentielle : Khamenei presse les Iraniens d’ignorer les appels au boycottage

Le guide suprême iranien a pressé ses concitoyens d'ignorer le boycott des élections après la disqualification de candidats majeurs

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'adresse à la nation dans un discours télévisé marquant l'anniversaire du prophète de l'islam Muhammad, à Téhéran, Iran, le 3 novembre 2020. (Bureau du guide suprême iranien via AP)
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'adresse à la nation dans un discours télévisé marquant l'anniversaire du prophète de l'islam Muhammad, à Téhéran, Iran, le 3 novembre 2020. (Bureau du guide suprême iranien via AP)

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a pressé jeudi ses concitoyens d’ignorer les appels au boycottage de la présidentielle du 18 juin après la disqualification de candidats majeurs.

« Ne prêtez pas attention à ceux qui font campagne en disant qu’il est inutile d’aller voter et qu’il ne faut pas se rendre aux urnes », a déclaré l’ayatollah Khamenei aux députés dans un discours en visioconférence, selon son compte Instagram officiel.

Les Iraniens sont appelés à élire un successeur au président Hassan Rohani le 18 juin, dans un climat de mécontentement général face à la grave crise économique et sociale que traverse le pays.

Depuis plusieurs mois, des opposants en exil animent sur les réseaux sociaux une campagne de boycottage de l’élection, avec entre autres slogans, le mot-dièse #NaBehJomuriEslami (« Non à la République islamique).

Après l’abstention record (57 %) aux législatives de 2020, le président sortant Hassan Rohani, s’est inquiété mercredi d’un nouveau pic abstentionniste le 18 juin et a indiqué avoir écrit au Guide pour lui demander de permettre plus de « concurrence ».

Une iranienne vote pour les élections parlementaires dans un bureau de vote de Massoumeh dans la ville sainte de Qom, à 130 kilomètres au sud de Téhéran, le 26 février 2016. (Crédit : Behrouz Mehri/AFP)

Mais les propos de M. Khamenei laissent entendre qu’il n’a pas l’intention d’intervenir pour repêcher tel ou tel candidat, comme il l’avait fait en 2005.

Les candidats à l’élection doivent obtenir l’aval du Conseil des gardiens de la Constitution, organe non élu chargé du contrôle de l’élection.

Sur les quelques 600 candidatures déposées, celui-ci a autorisé sept à concourir, dont cinq ultraconservateurs, laissant la place aux critiques selon lesquels l’élection est organisée pour assurer la victoire du chef de l’Autorité judiciaire, Ebrahim Raïssi.

A la surprise générale, le Conseil des gardiens a invalidé Ali Larijani, ancien président du Parlement et conseiller de M. Khamenei, ainsi que le premier vice-président, Eshaq Jahanguiri, parmi d’autres noms connus.

(COMBO) Cette combinaison d’images créée le 26 mai 2021 montre de haut en bas et de gauche à droite : le candidat à la présidence iranienne Amirhossein Ghazizadeh-Hashemi s’adressant à une conférence de presse à Téhéran le même jour, le chef de la justice iranienne Ebrahim Raissi prononçant un discours après avoir enregistré sa candidature aux présidentielles iraniennes à Téhéran le 15 mai, l’ancien chef iranien des Gardiens de la révolution Mohsen Rezai, l’ancien vice-président iranien Mohsen Mehralizadeh, le chef de la Banque centrale iranienne Naser Hemati (Hemmati), le candidat conservateur à la présidence, Alireza Zakani, l’ancien négociateur nucléaire Saeed Jalili plus tôt ce mois-ci et le drapeau national de la République islamique sur une photo prise le 11 février 2020 lors du 41e anniversaire de la révolution islamique. (Crédit : ATTA KENARE / AFP)

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...