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Sur les traces perdues d’un Juif alsacien résistant abattu par les nazis en 1944

En Dordogne, 75 ans après son exécution, une famille a retrouvé les traces de leur aïeul Mendel Sikove

La stèle en mémoire des otages fusillés le 27 mars 1944, à Sainte-Marie-de-Chignac, en Dordogne, avec la nouvelle plaque. (Crédit : Wikimédia / CC BY-SA 4.0)
La stèle en mémoire des otages fusillés le 27 mars 1944, à Sainte-Marie-de-Chignac, en Dordogne, avec la nouvelle plaque. (Crédit : Wikimédia / CC BY-SA 4.0)

Après cinq ans de recherches, Jean-Jacques Ruttner a retrouvé la trace de son grand-père Mendel Sikove suite à un article de France Bleu Périgord.

Juif alsacien et résistant, l’homme a été abattu par les nazis en 1944. 75 ans après son exécution, sa famille a finalement pu se recueillir sur sa tombe.

La tuerie des rivières Basses à Sainte-Marie-de-Chignac, survenue le 27 mars 1944, a causé la mort de 23 personnes, des Juifs et résistants conduits en Dordogne par les nazis depuis la prison de Limoges.

Si l’identité de 18 d’entre eux était connue, celle de 5 autres restait encore mystérieuse 75 ans plus tard.

Après un travail de recherches, l’archiviste Bernard Reviriego a finalement pu mettre un nom sur ces inconnus.

Au même moment, et ce depuis cinq ans, Jean-Jacques Ruttner cherchait à savoir ce qu’il était advenu de son grand-père, qu’il savait victime de l’antisémitisme et de la folie meurtrière des nazis.

S’il pensait qu’il était mort à Auschwitz, l’article de France Bleu Périgord sur la découverte de Bernard Reviriego et l’annonce de la mise en place d’une stèle rendant hommage à ces résistants lui apprend qu’il a en fait été abattu dans la commune de Sainte-Marie-de-Chignac, en Dordogne. Il avait alors changé son nom en Sikove, diminutif de Sikovitch le nom de sa grand-mère.

Après avoir pris contact avec le chercheur, Jean-Jacques Ruttner, sa compagne et leurs enfants se sont rendus sur place, où ils ont pu se recueillir sur la tombe de leur grand-père et arrière grand-père au cimetière de Sainte-Marie-de-Chignac.

« J’ai vu mon père, ma grand-mère, terminer leur vie sans savoir où il
était ! a expliqué, ému, Jean-Jacques à France Bleu. Alors maintenant, savoir qu’il est là, c’est très fort pour nous tous. »

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