Syrie : les raids contre un fief rebelle empêchent les opérations humanitaires
Rechercher

Syrie : les raids contre un fief rebelle empêchent les opérations humanitaires

Selon CARE International, ces raids ont rendu difficile la mission des organisations locales, notamment l'accès aux personnes ayant besoin de soins

Des civils syriens fuient les frappes du régime dans la ville rebelle de Jisrine, dans la Ghouta orientale, près de Dama, le 8 février 2018. (Crédit : AFP/ ABDULMONAM EASSA)
Des civils syriens fuient les frappes du régime dans la ville rebelle de Jisrine, dans la Ghouta orientale, près de Dama, le 8 février 2018. (Crédit : AFP/ ABDULMONAM EASSA)

Les raids aériens intensifs du régime syrien sur la Ghouta orientale, enclave rebelle près de Damas, empêchent les opérations de secours, vitales pour ses habitants bombardés et assiégés, a dénoncé vendredi une ONG internationale.

Plus de 220 civils ont été tués et des centaines ont été blessés entre lundi et jeudi dans des frappes aériennes incessantes menées par l’armée syrienne contre cette enclave assiégée.

Selon CARE International, ces raids ont rendu difficile la mission des organisations locales, notamment l’accès aux personnes ayant besoin de soins.

« Nos partenaires ont beaucoup de mal à se déplacer sur le terrain, alors comment pourraient-ils avoir accès aux personnes vulnérables? », s’est interrogé Joelle Bassoul, responsable de la communication pour la Syrie au sein de l’ONG internationale.

Un bombardement a frappé cette semaine un centre soutenu par CARE dans la ville de Douma, forçant ceux qui s’y trouvaient à s’abriter dans le sous-sol du bâtiment.

Les représentants des différentes agences de l’ONU basées à Damas avaient réclamé « une cessation immédiate des hostilités pour au moins un mois, dans toute la Syrie », mais le Conseil de sécurité a échoué jeudi à parvenir à un résultat concret sur cette question de trêve humanitaire.

« S’il n’y a pas de cessez-le-feu, si tout cela n’est pas entendu, nous ne pouvons imaginer l’ampleur de la catastrophe humanitaire » à venir, a affirmé Mme Bassoul à l’AFP.

Quelques 400 000 civils assiégés depuis 2013 vivent toujours dans la Ghouta orientale.

Cette région est censée faire partie de quatre zones dites de « désescalade » instaurées l’an dernier en vertu d’un accord entre les principaux acteurs internationaux pour réduire les combats et la violence.

Mais les bombardements des derniers jours, qualifiés des plus violents depuis des années par les habitants de l’enclave, ont poussé les organisations humanitaires à tirer la sonnette d’alarme.

Selon Save the Children, plus de 4 000 familles de la Ghouta orientale vivent désormais dans des caves et des bunkers.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...