Texas : Une juge condamne une analogie nazie dans un dossier anti-vax
Rechercher

Texas : Une juge condamne une analogie nazie dans un dossier anti-vax

Il est "répréhensible" de comparer l'exigence de vaccination pour les personnels de santé et les expériences médicales dans les camps de concentration, a déclaré la juge

Des personnels de santé portant une blouse et un masque regardent une manifestation "Open Texas" , état soumis au confinement en raison de la COVID-19, au Capitole de l'état du Texas, le 25 avril 2020. (Crédit : AP Photo/Eric Gay)
Des personnels de santé portant une blouse et un masque regardent une manifestation "Open Texas" , état soumis au confinement en raison de la COVID-19, au Capitole de l'état du Texas, le 25 avril 2020. (Crédit : AP Photo/Eric Gay)

JTA — Une juge fédérale de Houston a rejeté une plainte déposée par des personnels de santé s’opposant à l’obligation de la vaccination contre le coronavirus qui a été imposée par un réseaux d’hôpitaux municipaux en dénonçant le fond du dossier – mais pas seulement. Elle n’a pas pu s’empêcher de condamner en particulier l’un des arguments avancés.

Dans son jugement de cinq pages en date du 12 juin, la juge de district Lynn Hugues a écrit que la principale plaignante, Jennifer Bridges, « affirme que cette obligation de se faire vacciner est invalide parce qu’elle contrevient au code de Nuremberg » – le code éthique qui avait émergé des procès des médecins nazis après la Seconde Guerre mondiale.

« Elle établit donc une comparaison entre la menace du licenciement et les expérimentations médicales forcées qui ont eu lieu pendant la Shoah », ajoute Hugues dans le document, comme l’a fait savoir Ars Technica, un site d’information technologique.

L’hôpital méthodiste de Houston est une entité privée, pas gouvernementale, a écrit Hugues qui a ajouté que « faire l’équivalence entre l’exigence de la vaccination et les expérimentations médicales dans les camps de concentration est répréhensible. Les médecins nazis procédaient à des expériences médicales sur des victimes qui entraînaient des souffrances, des mutilations, des handicaps permanents et la mort dans de nombreux cas ».

L’infirmière Alicia Meza, du département de la Santé de Houston, prépare un vaccin contre la COVID-19 dans un dispensaire de Houston, le 3 janvier 2021. (Crédit : Yi-Chin Lee/Houston Chronicle via AP)

Bridges avait été rejointe, dans sa plainte, par 116 autres employés du réseau, qui emploie 26 000 personnes. Dans un entretien accordé à CNN, après le jugement, Bridges a indiqué qu’elle n’avait pas comparé la vaccination à la Shoah, mais aux pratiques nazies en cours dans les années 1930.

Les comparaisons entre la vaccination contre le coronavirus et la Shoah ont proliféré aux extrêmes. Une membre du congrès du parti Républicain, Marjorie Taylor Greene, a présenté ses excuses lundi pour avoir fait une comparaison similaire. Les excuses de Green ont suivi sa visite du musée de la Shoah américain de Washington.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...