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TikTok refuse une campagne sur les otages de Gaza, autorise des contenus pro-Hamas

Alors que la plateforme rejette les clips des familles des otages, elle a autorisé des vidéos faisant l'apologie de la violence et la promotion du narratif du Hamas

Illustration : Le logo de TikTok visible sur un téléphone portable devant un écran d'ordinateur qui affiche l'écran d'accueil de TikTok, le 18 mars 2023. (Crédit : Michael Dwyer/AP)
Illustration : Le logo de TikTok visible sur un téléphone portable devant un écran d'ordinateur qui affiche l'écran d'accueil de TikTok, le 18 mars 2023. (Crédit : Michael Dwyer/AP)

Le géant chinois des réseaux sociaux TikTok a refusé une campagne de publicité payée dans laquelle les familles des otages retenus en captivité par les terroristes palestiniens à Gaza réclament la libération de leurs proches – une campagne jugée « trop politique ».

Si Facebook et Instagram, qui appartiennent au groupe Meta, ont accepté d’accueillir ces courtes séquences qui évoquent les 129 personnes encore détenues à Gaza, Fox News a annoncé, dimanche, que TikTok avait refusé de diffuser ces contenus en affirmant qu’ils violaient sa politique en matière de publicité.

S’exprimant devant Fox News, le manager de la création de contenu du Forum des Familles des otages et des portés-disparus, Yossi Lubaton, a indiqué qu’il avait demandé une première fois à IikTok d’autoriser la campagne quelques semaines après le massacre brutal qui a été commis par le Hamas, le 7 octobre. Ce jour-là, les hommes armés avaient tué 1 200 personnes sur le sol israélien et enlevé 240 personnes, prises en otage dans la bande de Gaza. Il a précisé que cette première requête avait été refusée.

Le réseau social a déclaré que ses politiques en matière de publicité ne permettaient pas aux annonceurs de présenter des contenus incluant « des slogans de campagne » ou contenant « des représentations de la guerre ou des images d’armes, d’otages et de violences ».

« On nous a dit que conformément à la politique de TikTok, nous serions dans l’incapacité de lancer une campagne payée parce qu’elle était considérée comme trop politique ou trop violente », a expliqué Lubaton. « On nous a dit qu’il y avait une politique stricte qui était appliquée du côté israélien et de l’autre, et nous avons ainsi commencé à lancer cette campagne payée sur Facebook et sur Google ».

Même si TikTok a fait savoir que les organisations israéliennes et palestiniennes seraient soumises aux mêmes standards de conformité, il semble que l’application a toutefois accepté de répercuter « des campagnes humanitaires qui servent le narratif du Hamas dans le cadre de collectes de fonds pour les enfants à Gaza ».

Citant une note interne qui a été écrite par un employé de TikTok en Israël, la chaîne a noté que la plateforme avait adopté une politique inégalitaire concernant la guerre qui oppose actuellement Israël au Hamas à Gaza et qu’après avoir rejeté la campagne sur les otages pour des raisons politiques, le réseau social avait autorisé des contenus montrant des violences et faisant la promotion d’incitations à la violence et à la haine contre les Israéliens.

La note reconnaîtrait que si des contenus antisémites ont été supprimés de la plateforme, les employés de l’entreprise, notamment ceux en charge de la modération, ont ouvertement exprimé « leur soutien au terrorisme ou approuvé des mouvements extrémistes » qui œuvrent contre Israël.

Selon Fox News, des captures d’écran des messages échangés en interne par les employés sur les chats montrent des modérateurs se réjouissant de l’assaut du Hamas ou faisant l’éloge d’autres groupes terroristes, saluant le Hezbollah au Liban ou les Houthis au Yémen qui, tous deux, se livrent à des attaques contre Israël depuis le début de la guerre.

Des Palestiniens brandissant leur drapeau et célébrant près d’un char israélien détruit à la barrière de sécurité, à la frontière de la Bande de Gaza à l’est de Khan Younis, le 7 octobre 2023. (Crédit : Yousef Masoud/AP Photo)

En réponse à la chaîne, TikTok a démenti avoir adopté une approche biaisée face aux contenus de sa plateforme, affirmant que « ces accusations sont mensongères et elles ne reflètent en rien les politiques de TikTok. »

« Nous établissons de manière très claire, dans notre politique en direction des annonceurs, quels sont les contenus qui sont autorisés et nous appliquons cette politique de manière égalitaire à toutes les publicités paraissant sur TikTok, » a ajouté le communiqué émis par le géant des réseaux sociaux. « Nous investissons lourdement dans la formation des modérateurs de manière à ce qu’ils mettent en œuvre équitablement cette politique ».

Le ministre des Communications, Shlomo Karhi, a déclaré en réponse qu’il était entré en contact avec l’administration de TikTok et qu’il lui avait demandé de revenir sur sa décision concernant la campagne sur les otages.

Depuis le début de la guerre, le réseau TikTok est accusé de favoriser les voix pro-palestiniennes et de servir de chambre d’écho aux sentiments anti-israéliens.

Au début du mois de décembre, les employés juifs de l’entreprise avaient indiqué à Fox Business que leur environnement de travail était de plus en plus toxique en raison de l’antisémitisme exprimé par leurs collègues et en raison aussi de l’incapacité de TikTok à s’attaquer à la rhétorique anti-juive sur la plateforme.

« Aller au bureau, en ce moment, est très stressant », avait confié un employé juif. « Et si vous y allez, vous ne parlez à personne du fait que vous êtes originaire d’Israël ou que vous entretenez un lien ou un autre avec Israël ».

Après la guerre, la compagnie « ne retiendra probablement pas un grand nombre de ses salariés juifs », avait-il ajouté, notant que les personnels appartenant à la communauté avaient honte de dire qu’ils travaillaient pour l’entreprise.

Entre le 7 octobre et le 17 novembre, la compagnie a indiqué avoir supprimé plus d’un million de vidéos qui contrevenaient à ses politiques sur les contenus, en plus de 1,6 million de séquences dont le contenu était haineux et notamment antisémite.

Michael Horovitz a contribué à cet article.

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