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Tsahal: des photos de Gaza prouvent que le Hamas a 500 000 litres de carburant

Par l'intermédiaire d'un porte-parole arabe, l'armée a publié des photos de réserves de carburant qui, selon elle, sont détournés des hôpitaux, preuve que les Gazaouis ne sont pas une priorité pour le groupe terroriste

Douze réservoirs de pétrole dans lesquels le Hamas stockerait ses réserves alors que la bande de Gaza est à court de carburant, du fait de la guerre avec Israël, le 24 octobre 2023. (Crédit : Compte du porte-parole arabe de l’armée israélienne sur X)
Douze réservoirs de pétrole dans lesquels le Hamas stockerait ses réserves alors que la bande de Gaza est à court de carburant, du fait de la guerre avec Israël, le 24 octobre 2023. (Crédit : Compte du porte-parole arabe de l’armée israélienne sur X)

L’armée israélienne a publié mardi des photos de réservoirs de carburant dans la bande de Gaza, affirmant qu’elle disposait d’informations selon lesquelles de grandes quantités de carburant y étaient stockées par le Hamas.

Les photos publiées sur le compte en arabe de Tsahal sur X, anciennement Twitter, montrent un endroit situé près du point de passage de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

« Voici à quoi ressemble un demi-million de litres de diesel », a écrit le porte-parole en arabe de Tsahal, Avichay Adraee, « alors que le Hamas continue d’affirmer qu’il n’a pas assez de carburant pour les hôpitaux et les boulangeries ».

Le message a été publié quelques heures après une déclaration du Hamas affirmant que la panne de courant à l’hôpital indonésien, dans le nord de la bande de Gaza, était un « crime contre l’humanité », demandant aux pays arabes et musulmans et à l’ONU de prendre des mesures pour résoudre la crise.

L’hôpital a subi une panne de courant lundi soir en raison d’une pénurie de carburant. Al Jazeera a indiqué que l’électricité avait été rétablie pendant la nuit, mais que l’hôpital avait tout juste assez pour faire fonctionner les générateurs 48 heures de plus, après quoi les dispositifs médicaux vitaux tels que les respirateurs et les couveuses cesseraient de fonctionner.

La Douzième chaîne a noté que si l’affirmation de Tsahal était vraie, le carburant pourrait permettre à tous les hôpitaux de Gaza de fonctionner pendant des jours.

Israël, qui fournit habituellement du carburant à Gaza, a interrompu tous ses transferts suite à l’assaut terrestre, aérien et maritime du Hamas, le 7 octobre dernier, au cours duquel le groupe terroriste a semé la désolation dans l’État hébreu. Sous un déluge de plusieurs milliers de roquettes, plus de 2 500 hommes armés ont franchi la barrière de sécurité et se sont livrés à des massacres dans les villes du sud, ont tué plus de 1 400 personnes, essentiellement des civils, et fait plus de 220 otages.

Israël a interdit l’entrée de carburant à Gaza après avoir imposé un blocus complet à l’enclave côtière dans les premières heures de la guerre. Les deux premiers convois d’aide humanitaire ont été autorisés à entrer dans la bande de Gaza samedi et dimanche, pour un total de 34 camions chargés de vivres et de matériel médical.

Selon l’AFP, un troisième convoi est entré lundi dans la bande de Gaza, en provenance d’Egypte, avec un nombre indéterminé de camions. Selon les Nations Unies, une centaine de camions au moins sont nécessaires chaque jour pour répondre aux besoins de base des 2,4 millions d’habitants de Gaza.

Le message de Tsahal disait : « Le Hamas-Etat Islamique vole ce carburant aux civils et l’utilise pour ses tunnels, lance-roquettes et dirigeants. Voilà la liste des priorités du Hamas. »

« Habitants de Gaza, ce n’est pas à Israël qu’il faut adresser vos plaintes. C’est à Yahya Sinwar, Muhammad Deif et les autres membres du Hamas et de l’EI qui ont poussé Gaza dans cet abîme. »

Samedi, un responsable de Tsahal a nié l’existence d’une crise humanitaire dans la bande de Gaza : « Pour l’instant, je peux vous dire qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza. Il est difficile de déplacer des gens en l’espace de quelques jours vers le sud de la bande de Gaza, mais la population s’en sort bien », a déclaré le responsable aux journalistes.

Depuis les premiers jours de la guerre, l’armée dit aux Gazaouis de se déplacer vers le sud de l’enclave côtière, au moyen de tracts largués depuis les airs, car l’armée a l’intention d’intensifier ses attaques contre le nord. Selon Tsahal, quelque 700 000 personnes sur une population estimée à 1,1 million d’habitants dans le nord de Gaza ont d’ores et déjà évacué vers le sud. Mais des centaines de milliers d’entre eux sont encore là, encouragés en ce sens par le Hamas.

Une source proche des milieux de la Défense israélienne a déclaré dimanche qu’Israël laisserait entrer dans le sud de Gaza, depuis l’Egypte, les vivres et fournitures médicales destinés aux civils palestiniens – à l’exclusion de tout carburant – à la condition expresse que l’aide ne finisse pas dans les mains du Hamas.

Des camions d’aide humanitaire arrivant à un entrepôt à Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza le 21 octobre 2023, après avoir traversé la frontière de Rafah depuis l’Égypte. (Crédit : Belal Al Sabbagh/AFP)

Lundi, le Hamas a appelé les pays arabes et musulmans et l’ONU à intensifier leurs efforts pour ouvrir « un couloir humanitaire permanent pour la bande de Gaza » et ainsi déjouer les plans israéliens « pour affamer les Gazaouis ».

Par voie de communiqué, le Hamas a déclaré que l’aide entrée dans la bande de Gaza depuis le début de la semaine ne couvrait pas les besoins toujours plus criants de la population civile, appelant la communauté internationale à augmenter l’approvisionnement en carburant, vivres et fournitures médicales.

Israël a riposté à l’assaut du Hamas par des frappes intensives contre des positions de l’organisation terroriste, bien déterminée à en finir avec elle et l’écarter définitivement du pouvoir à Gaza, où il règne depuis 2007.

Selon des chiffres non vérifiés donnés par le ministère de la Santé, dirigé par le Hamas, plus de 5 700 personnes seraient mortes lors des attaques israéliennes. On pense qu’il s’agit de combattants du Hamas et des victimes des centaines de roquettes palestiniennes égarées qui, selon Israël, ont atterri à Gaza depuis le 7 octobre, dont une qui a touché le parking d’un hôpital et tué des dizaines de civils.

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