Tsahal enquête sur un commandant qui a autorisé une visite interdite à Bint Jbeil
Le colonel Netanel Shamaka a autorisé quatre soldats ayant perdu des proches dans cette ville du sud-Liban lors de guerres précédentes, à y entrer pour y réciter le Kaddish
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Mardi, l’armée israélienne a annoncé avoir ouvert une enquête après que le commandant de la brigade du Corps d’Infanterie Givati a autorisé quatre soldats à se rendre dans la ville de Bint Jbeil, au sud du Liban, à des « fins non opérationnelles » la semaine dernière.
Ces quatre hommes, trois réservistes et un soldat régulier, sont proches de personnes décédées à Bint Jbeil lors de guerres précédentes.
Alors que le cessez-le-feu était en vigueur au Liban, le colonel Netanel Shamaka a autorisé les quatre soldats à entrer à Bint Jbeil pour réciter le Kaddish – la prière de deuil -, alors que des terroristes du Hezbollah étaient toujours retranchés dans la ville.
Interrogée à ce sujet, l’armée a répondu que les soldats avaient été « amenés dans le sud du Liban à des fins non opérationnelles » et que leur entrée s’était faite « sans l’autorisation des autorités compétentes ».
« L’incident fait l’objet d’une enquête », a-t-elle ajouté.
Lundi, lors d’une conférence réunissant des officiers supérieurs, le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, a évoqué l’incident en déclarant : « C’est un excellent commandant de brigade, mais il a commis une erreur. Il y a un risque dans cette zone. C’est toujours une zone de combat. »
« Vous [avez essayé de faire une bonne action], mais en fin de compte, une autre famille en deuil voudra également entrer pour réciter le Kaddish à l’endroit où son fils est tombé », a déclaré Zamir lors de la conférence, selon la radio de l’armée, Galei Tsahal.
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