Un autre juge de la Cour suprême israélienne reçoit des menaces
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Un autre juge de la Cour suprême israélienne reçoit des menaces

Uzi Vogelman porte plainte pour des messages sur sa boîte aux lettres après que sa collègue Anat Baron a aussi reçu des menaces

Le juge Uzi Vogelman à la Cour suprême de Jérusalem, le 4 juin 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le juge Uzi Vogelman à la Cour suprême de Jérusalem, le 4 juin 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Un deuxième juge de la Cour suprême a reçu des messages de menace et a porté l’affaire devant la police.

Un jour après que les autorités judiciaires ont indiqué que la juge Anat Baron avait reçu deux messages de menace, le juge Uzi Vogelman aurait déposé une plainte auprès de la police après que des autocollants disant « Le sang juif n’est pas bon marché » ont été placardés sur sa boîte aux lettres.

Le slogan, couramment utilisé par les activistes de droite, était une référence apparente à une affaire récente sur laquelle Vogelman et Baron ont travaillé. Ils se sont opposés à la démolition de la maison d’un suspect palestinien dans le meurtre de l’étudiant de yeshiva Dvir Sorek l’année dernière en Cisjordanie.

La Treizième chaîne a déclaré que l’unité spéciale de police Lahav 433 enquêtait sur l’affaire, ajoutant que les officiers pensent que les menaces contre les deux juges sont liées.

La même chaîne a rapporté dimanche soir qu’une des deux lettres envoyées à Baron contenait « des menaces de mort claires ».

La juge de la Cour suprême Anat Baron à Jérusalem, avant le début d’une audience au tribunal, le 7 décembre 2016. (Hadas Parush/Flash90)

Dimanche matin, un porte-parole du pouvoir judiciaire a déclaré que Mme Baron avait reçu une lettre de menace vendredi, et a lié la lettre précédente à une « incitation continue et débridée » contre les tribunaux.

La lettre précédente semblait menacer de nuire au fils de la juge Baron, Ido. Le contenu de la deuxième lettre n’a pas été publié.

Baron a perdu son fils aîné Ran dans l’attentat suicide de Mike’s Place à Tel Aviv en 2003. La lettre avertissait qu’“une autre punition l’attend”.

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