Un circonciseur juif soupçonné d’abus sexuels sur de jeunes mères interpellé
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Un circonciseur juif soupçonné d’abus sexuels sur de jeunes mères interpellé

Le mohel, chirurgien-dentiste de profession, a été arrêté à son domicile de Sarcelles par la police judiciaire de Versailles

Une femme se protégeant. Illustration. (Crédit : Pecaphoto77 via iStock par Getty Images)
Une femme se protégeant. Illustration. (Crédit : Pecaphoto77 via iStock par Getty Images)

Un « mohel », un circonciseur juif, accusé d’agressions sexuelles et viols par de jeunes mères qui avaient fait appel à lui pour faire circoncire leur enfant, a été interpellé et placé en garde à vue mercredi soir, a-t-on appris de source proche du dossier.

Le mohel, chirurgien-dentiste de profession, a été arrêté à son domicile de Sarcelles par la police judiciaire de Versailles, selon cette source.

Des plaintes ont été déposées par six femmes aujourd’hui âgées d’une trentaine d’années contre ce mohel du Val-d’Oise qui se déplaçait à Paris et en Île-de-France pour pratiquer la « brit milah », la circoncision rituelle des garçons juifs au huitième jour suivant leur naissance.

Les faits concernés remontent à « environ cinq ans », selon une autre source proche du dossier. Le mohel est soupçonné d’avoir abusé de jeunes femmes qui « étaient en situation de vulnérabilité au sortir de l’accouchement, manipulables » par cet homme pouvant être vu comme détenteur d’une « autorité à la fois religieuse et médicale ».

« C’était toujours le même modus operandi, soit avant la brit milah, lors de la visite de préparation, soit après, lors de la visite de suite » au domicile des jeunes mères, a indiqué cette source, évoquant des « pratiques pseudomédicales de +vérification+ du corps » des femmes.

Les mohalim (pluriel de mohel en hébreu) sont une centaine en France, et opèrent en grande majorité en région parisienne. Indépendants, non tenus de suivre une formation diplômante, ils n’ont pas de liens hiérarchiques avec les autorités religieuses, et les jeunes couples obtiennent souvent leur nom par le bouche-à-oreille ou en consultant leur rabbin.

Le Consistoire israélite, l’institution représentative de la religion juive, a lancé en 2012 un groupe de travail pour encadrer leurs pratiques, et une Association française des mohalim a été créée en 2014. Le mohel visé par les plaintes n’en est pas membre.

La photographie de l’article a été modifiée pour éviter toute confusion.

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