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Un crime de haine apparent commis dans une ville arabe du nord du pays

Des graffitis ont été écrits sur les maisons et des voitures ont été endommagées à Jisr az-Zarqa, qui avait connu une attaque similaire en 2019

Le village arabe de Jisr az-Zarka dans le nord d'Israël. (Crédit : Golf Bravo/Wikimedia)
Le village arabe de Jisr az-Zarka dans le nord d'Israël. (Crédit : Golf Bravo/Wikimedia)

Les résidents de la ville côtière de Jisr az-Zarqa, dans le nord du pays, se sont réveillés lundi matin en découvrant que leur localité avait été vandalisée au cours d’un crime de haine apparent.

Des graffitis ont été dessinés sur les maisons du quartier le plus au sud de la ville, avec des inscriptions telles que « Juifs, réveillez-vous » accompagnées d’une étoile de David. Par ailleurs, 17 voitures ont été endommagées.

Les cas de vandalisme anti-palestiniens ou anti-arabes israéliens sont souvent désignés sous le nom d’attaques de type « prix à payer ». Leurs auteurs affirment agir en représailles à des violences palestiniennes ou à des politiques gouvernementales considérées comme hostiles au mouvement pro-implantation.

Un porte-parole de la police israélienne a indiqué que les enquêteurs recueillaient les témoignages et les éventuels indices permettant de remonter aux coupables sur les lieux.

« Nous condamnons avec force ces actes et nous demandons à la police et aux forces de sécurité d’appréhender ces racistes qui ont fait de gros dégâts », a déclaré pour sa part Sheikh Murad Amash, à la tête du conseil local de Jisr az-Zarqa, au site d’information Walla.

Sami Ali, président de la Commission populaire de Jisr az-Zarqa, une organisation locale, a prétendu que les dommages étaient beaucoup plus importants que ce qui avait été initialement signalé. « Nous parlons ici de 35 véhicules [qui ont été endommagés] », a dit Ali à Walla, qui a ajouté qu’il y avait des dégâts dans un certain nombre d’endroits de ce quartier du sud de la ville, adjacent à Césarée.

L’organisation israélienne Tag Meir, qui se consacre aux crimes de haine et au racisme religieux, a condamné l’attaque avec véhémence dans un post sur Facebook. « Ce matin, des résidents arabes israéliens de la ville côtière de Jisr az-Zarqa se sont réveillés en découvrant que des extrémistes juifs avaient vandalisé des voitures et des immeubles pendant la nuit. Nous appelons la police israélienne à protéger les citoyens israéliens de ce genre d’attaque ! », a dit le groupe.

La seule ville arabe côtière d’Israël avait connu un incident similaire en 2019. Les pneus de 21 voitures avaient été crevés, avait annoncé la police dans un communiqué, et des graffitis avaient été inscrits sur un mur en référence à une implantation de Cisjordanie où les autorités israéliennes avaient fait détruire des constructions illégales, une semaine auparavant.

Des graffitis appelant à la haine découverts dans la ville arabe israélienne de Jisraz-Zarka, le 31 juillet 2019. (Crédit : Police israélienne)

Depuis le mois de mars, l’État juif a connu une vague meurtrière d’attentats terroristes qui ont coûté la vie à 19 personnes. En parallèle à cette série d’attentats, il y a eu une augmentation du nombre d’attaques de type « prix à payer » en Cisjordanie et en Israël.

Au début de l’année, avant la vague récente de terrorisme, les responsables israéliens de la sécurité avaient noté que les violences commises par les extrémistes juifs en Cisjordanie avaient flambé en 2021.

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