Un enregistrement compromettant de Bitan serait entre les mains de la police
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Un enregistrement compromettant de Bitan serait entre les mains de la police

Le chef de la coalition, qui sera interrogé une troisième fois dimanche, serait entendu sur un enregistrement en train de compter des liquidités avec un associé lui aussi impliqué dans une affaire de corruption

David Bitan pendant une conférence de presse à Tel Aviv, le 27 juillet 2017 (Crédit : Flash90)
David Bitan pendant une conférence de presse à Tel Aviv, le 27 juillet 2017 (Crédit : Flash90)

La police serait en possession d’un enregistrement compromettant du chef de la coalition David Bitan en liaison avec une enquête pour corruption d’ampleur liée au législateur issu du Likud et à un certain nombre de hauts-responsables de la ville de Rishon Lezion.

Bitan sera interrogé une troisième fois dimanche.

Dans l’enregistrement, on peut entendre Bitan compter des liquidités avec son associé Moshe Yosef, un homme d’affaires de Rishon Lezion qui a été arrêté au début de la semaine en liaison avec l’enquête, a fait savoir la chaîne Hadashot vendredi.

Selon la chaîne, Yosef est l’un des principaux suspects dans le dossier et aurait versé les pots-de-vin que Bitan est soupçonné d’avoir reçu de la part de contractants en échange de l’octroi d’appels d’offres alors qu’il était maire-adjoint de Rishon Lezion.

Le reportage précise que l’enregistrement a été réalisé à l’aide d’un dispositif installé par la police dans le magasin de meubles de Yosef, au sein de la municipalité.

Ce reportage est survenu après le deuxième interrogatoire par les enquêteurs de Bitan, mercredi, au siège de l’unité Lahav 433. Il est soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin, mais aussi de fraude, de blanchiment d’argent et d’abus de confiance.

Alors qu’il quittait son domicile pour se rendre à son interrogatoire, Bitan a expliqué bénéficier d’un fort soutien de la part des autres membres du parti du Likud et a dénoncé les fuites de l’enquête.

David Bitan, député du Likoud MK et leader de la coalition, arrive à la Knesset, le 4 décembre 2017 (Flash90)

« On accepte que les gens ne puissent pas donner d’interviews durant les interrogatoires mais il faut aussi s’assurer qu’il n’y a pas de fuites », a-t-il dit.

« Nous avons déposé une requête auprès du tribunal dans laquelle nous avons mentionné cela. J’ai reçu un bon soutien de la part de mes amis au Likud ».

Bitan a déposé une requête mardi au tribunal demandant qu’il puisse accorder des entretiens pour contrer ce qu’il a qualifié de fuites policières partiales auprès des médias.

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