Un Palestinien aurait succombé à ses blessures après une manifestation à Gaza
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Un Palestinien aurait succombé à ses blessures après une manifestation à Gaza

Des responsables de l'enclave côtière gérée par le Hamas affirment que Hassan Nofel, 17 ans, a été blessé vendredi par une bombe lacrymogène lors d'émeutes le long de la clôture

Un manifestant palestinien masqué traîne un pneu en flammes pendant une manifestation nocturne près de la clôture le long de la frontière avec Israël, à l'est de la ville de Gaza, le 11 février 2019. (Photo par MAHMUD HAMS / AFP)
Un manifestant palestinien masqué traîne un pneu en flammes pendant une manifestation nocturne près de la clôture le long de la frontière avec Israël, à l'est de la ville de Gaza, le 11 février 2019. (Photo par MAHMUD HAMS / AFP)

Un adolescent palestinien est mort mardi quatre jours après avoir été blessé par une bombe lacrymogène israélienne lors d’affrontements le long de la frontière de Gaza, a déclaré le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas.

Hassan Nofel, 17 ans, a été atteint au visage avec une cartouche de gaz lacrymogène vendredi lors d’une manifestation à l’est d’Al-Bureij dans le centre de Gaza, a déclaré le ministère de la Santé, sous le contrôle du Hamas, l’organisation terroriste islamiste au pouvoir dans le territoire.

Deux Palestiniens avaient été tués et 17 blessés vendredi par des tirs de l’armée israélienne dans ces heurts.

L’armée israélienne avait fait état d’environ 8 200 émeutiers palestiniens, dont une partie violemment, le long de la barrière frontalière haute de plusieurs mètres de haut et lourdement gardée par les soldats israéliens.

Les Palestiniens ont lancé des pierres, des engins incendiaires et des grenades vers les soldats de l’autre côté de la barrière, et l’armée a « riposté avec des moyens anti-émeutes et ont tiré selon les procédures opérationnelles normalisées », selon un porte-parole militaire.

Des manifestants palestiniens évacuent un blessé lors d’une manifestation à proximité de la barrière de sécurité avec Israël à l’est de Gaza ville le 8 février 2019. (Photo de MAHMUD HAMS / AFP)

Vendredi, quelque 8 000 Palestiniens se sont rassemblés le long de la frontière pour des manifestations hebdomadaires et des émeutes, lançant des pierres, des bombes incendiaires et des explosifs sur les soldats, qui ont répondu par des gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles occasionnels.

Depuis plusieurs mois, l’Égypte, le coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen Orient, Nikolay Mladenov et le Qatar s’efforcent de rétablir le calme à Gaza et d’empêcher les flambées de violence entre Israël et les groupes terroristes dans la bande de Gaza.

Israël accuse le Hamas d’instrumentaliser la protestation et assure ne faire que défendre sa frontière.

Israël a exigé la fin des manifestations violentes le long de la frontière dans tout accord de cessez-le-feu.

La semaine dernière, Israël a annoncé qu’il avait commencé la phase finale de construction d’une clôture en acier galvanisé de 6 mètres de haut qui entourera complètement la bande.

La barrière s’étendra sur 65 kilomètres autour de l’enclave et se situera au dessus du mur souterrain en béton qu’Israël construit autour de Gaza pour bloquer les tunnels d’attaques des groupes terroristes.

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