Un suspect palestinien tué lors d’un échange de tirs en Cisjordanie
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Un suspect palestinien tué lors d’un échange de tirs en Cisjordanie

Les soldats ont répliqué après des tirs du suspect, entraînant sa mort et 2 blessés ; un M-16 et un Carlo ont été trouvés chez lui

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un fusil M-16 retrouvé par l'armée israélienne au domicile d'un suspect palestinien, le 6 mars 2017. (Crédit : armée israélienne)
Un fusil M-16 retrouvé par l'armée israélienne au domicile d'un suspect palestinien, le 6 mars 2017. (Crédit : armée israélienne)

Un terroriste palestinien présumé a été tué dans la nuit de dimanche à lundi dans un échange de tirs avec les troupes israéliennes à Ramallah, en Cisjordanie, a annoncé l’armée.

Aucun Israélien n’a été blessé.

Les troupes, des soldats israéliens et des policiers de l’unité de contre-terrorisme, ont encerclé la maison où se trouvait le suspect. A leur approche, il a ouvert le feu contre elles, a indiqué l’armée.

Les soldats ont répliqué et tué l’homme.

Deux autres Palestiniens ont été blessés pendant des affrontements contre les troupes après l’échange de tirs, a annoncé l’armée.

L’homme armé était Basel al-Aaraj, 31 ans, originaire de Bethléem. Selon la police, il appartenait à une cellule terroriste qui prévoyait de mener des attaques contre des cibles israéliennes.

« Al-Aaraj dirigeait la cellule et était responsable de l’achat de l’armement », a déclaré la police dans un communiqué.

Chez lui, les troupes ont découvert un fusil M-16 et une arme semi-automatique artisanale de type Carlo, a indiqué l’armée, qui cite le suspect comme un « terroriste ».

Les armes semi-automatiques artisanales de type Carlo sont relativement abordables et répandues en Cisjordanie, puisqu’elles peuvent être fabriquées à partir de tuyaux et de ferraille. Les M-16 sont bien plus chers et généralement achetés par des groupes plus organisés.

Aucune organisation terroriste n’a cependant revendiqué son adhésion.

Le Shin Bet a indiqué lundi matin qu’al-Aaraj était « lié à une cellule terroriste locale », mais son appartenance à une organisation en particulier fait « toujours l’objet d’une enquête ».

Basel al-Aaraj, tué lors d'un échange de tirs avec les troupes israéliennes le 6 mars 2017, est ici vu au cimetière de Qabatiya, dans le nord de la Cisjordanie, le 19 décembre 2014. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Basel al-Aaraj, tué lors d’un échange de tirs avec les troupes israéliennes le 6 mars 2017, est ici vu au cimetière de Qabatiya, dans le nord de la Cisjordanie, le 19 décembre 2014. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Al-Aaraj avait déjà été incarcéré par l’Autorité palestinienne pour avoir prévu d’attaquer des Israéliens, a annoncé lundi un journaliste de la radio publique israélienne en s’appuyant sur des sources palestiniennes.

De violents affrontements entre soldats et habitants ont éclaté près de chez lui, des Palestiniens ont jeté des pierres sur les forces israéliennes, a annoncé la police.

Les troupes ont tiré en leur direction, blessant deux hommes dans le bas du corps. Ils ont été soignés par les secouristes du Croissant rouge, a indiqué la police.

D’autre part, en Cisjordanie, les troupes israéliennes ont arrêté douze suspects palestiniens, dont sept seraient membres du Hamas.

Quatre membres présumés du Hamas ont été arrêtés à Bethléem, deux à Jénine et un à Qalqilya, a annoncé l’armée.

Selon les médias palestiniens, deux des hommes arrêtés à Bethléem, Anwar Zabun et Khaled Tafesh, sont membres du groupe terroriste du Hamas et élus au Parlement palestinien ; un troisième a été identifié comme Ghassam Hermas, professeur de l’université al-Quds, à Abu Dis.

Tous trois ont déjà été arrêtés par Israël.

A Bethléem, les troupes israéliennes ont également saisi des milliers de shekels qui proviendraient, selon l’armée, d’organisations terroristes « selon les renseignements ».

Quatre des cinq autres Palestiniens arrêtés lundi matin sont suspectés d’avoir participé à de violentes manifestations et/ou d’avoir jeté des pierres sur des troupes et des civils israéliens, a indiqué l’armée.

L’armée n’a pas précisé quelles accusations étaient retenues contre le 12e suspect.

A Kifl Haris, dans le nord de la Cisjordanie, les troupes israéliennes ont escorté un groupe de Juifs religieux vers un lieu saint du village, qui serait le lieu où est enterré le personnage biblique de Josué.

Ces visites sont parfois un catalyseur d’affrontements entre habitants et troupes israéliennes, mais la visite de lundi matin n’a connu « aucun incident sortant de l’ordinaire », a indiqué l’armée.

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