Israël en guerre - Jour 225

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Une enquête aurait été ouverte après les violences présumées d’un policier à cheval

Un manifestant a raconté avoir été piétiné par l'équidé ; les forces de l'ordre ont nié avoir utilisé des canons à son - très controversés - pour disperser les protestataires

Un cheval piétine un manifestant lors d'un rassemblement contre le plan de refonte du système judiciaire à Tel Aviv, le 11 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Un cheval piétine un manifestant lors d'un rassemblement contre le plan de refonte du système judiciaire à Tel Aviv, le 11 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

La police a ouvert une enquête suite aux informations qui ont laissé entendre qu’un policier de la garde montée avait piétiné un manifestant pendant un rassemblement organisé mardi à Tel Aviv, dans le cadre du mouvement de protestation des opposants au plan de refonte du système israélien de la justice qui est actuellement avancé par la coalition, selon Haaretz. Le quotidien a précisé qu’il y avait eu plusieurs incidents de violences policières présumées dans la journée.

Sur des images tournées rue Kaplan, un policier à cheval fait soudainement demi-tour avec sa monture, renversant le manifestant.

Ce dernier a été emmené à l’hôpital, légèrement blessé.

Deux autres protestataires ont aussi été blessés par des policiers à cheval dans la journée de mardi.

Dans l’un de ces deux cas, une femme a été hospitalisée après avoir été blessée à la jambe par l’équidé. Elle a indiqué à Haaretz que le cavalier était monté sur le trottoir où elle se tenait. Des images filmées aux environs de la rue Kaplan, mardi, montrent des agents à cheval dans un secteur piétonnier, mais il est difficile de dire si cette vidéo a été tournée pendant cet incident précis.

Selon les protocoles de la police, les agents à cheval ne sont déployés que dans des cas de violences et de troubles à l’ordre public, a rappelé le journal.

Des milliers de manifestants anti-gouvernementaux avaient bloqué plusieurs routes dans tout le pays lors d’une « journée de perturbations » nationale, en réponse à l’adoption en première lecture, à la Knesset, d’un projet de loi entrant dans le cadre du plan de refonte du système judiciaire du pays, quelques heures auparavant.

La police a déployé des canons à eau à de multiples rassemblements et des images ont montré des policiers en train de frapper les manifestants à plusieurs occasions.

Les forces de l’ordre auraient aussi utilisé de manière inappropriée des canons à son, très controversés, a souligné Haaretz.

Dans un cas, une vidéo montre un policier utiliser un dispositif acoustique à longue portée (LRAD) à seulement quelques mètres de distance des protestataires à Pardesiya, dans le centre du pays, mardi.

Selon les instructions de la police, l’appareil ne peut être activé qu’à un minimum de 20 mètres de distance d’un regroupement d’individus, et seulement après une annonce établissant l’intention, par les forces de l’ordre, d’en faire usage.

Des sources de la police qui n’ont pas été identifiées et d’anciens agents ont déclaré à Haaretz que l’appareil était bien un canon à son mais la réponse officielle faite par la police israélienne au journal a indiqué que le dispositif aperçu dans la vidéo était un mégaphone standard.

Le LRAD est un appareil puissant qui est susceptible d’entraîner de graves lésions en matière d’audition et d’autres problèmes de santé. Il émet des sons de 135 à 150 décibels à une fréquence de 2 500-3 000 Hz.

Les médecins se sont indignés face à son utilisation, mettant en garde contre des lésions permanentes pouvant entraîner une forte perte de l’audition.

Lors d’une manifestation qui avait été organisée à proximité de l’habitation de la ministre des Renseignements, Gila Gamliel, la semaine dernière, un policier avait été photographié en possession d’un LRAD. La police israélienne avait expliqué à un correspondant de Zman Yisrael, le site hébréophone du Times of Israel, qu’il n’était utilisé que pour faire des annonces aux protestataires.

Dans un autre incident de violences, mardi, un policier à cheval a violemment frappé un manifestant avec une matraque en plastique le long de l’autoroute Ayalon, à Tel Aviv. Les forces de l’ordre ont fait savoir que l’incident avait eu lieu alors que des échauffourées venaient d’éclater entre les protestataires et les agents déployés sur le terrain.

Un policier en civil a aussi été aperçu en train de donner des coups de pied et des coups de poing à des manifestants alors qu’il tentait de les arrêter dans la ville. Une source de la police, qui n’a pas été identifiée, a dit à Haaretz que les protestataires avaient agressé les agents avec des bâtons et qu’ils avaient tenté de franchir les barrières qui avaient été installées par les forces de l’ordre.

Ce sont 77 manifestants au total qui ont été appréhendés pendant cette « journée de perturbations » de mardi. Tous ont pu regagner leur domicile tandis que certains ont été assignés à résidence. La majorité des Israéliens qui ont été arrêtés ont été accusés d’avoir bloqué des routes et autres troubles à l’ordre public mais la police a déclaré que plusieurs suspects avaient attaqué les agents et leurs chevaux.

Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, s’est félicité de « l’excellent travail » de la police au cours du mouvement de protestation pendant un entretien accordé mercredi à la Douzième chaîne.

« Nous sommes parvenus à empêcher le blocage d’Ayalon, hier soir, sans entraîner une seule fracture », a-t-il dit, ajoutant que « s’il y a eu un incident spécifique, portez-le à mon attention ».

Si l’autoroute d’Ayalon n’a pas été bloqué pendant longtemps, mardi soir, un certain nombre de manifestants sont entrés sur la route brièvement et cette dernière a été bloquée à un certain nombre d’occasions et à divers endroits pendant la journée.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, s’exprimant lors d’un rassemblement de soutien à la réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er juin 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Les organisateurs du mouvement de protestation avaient appelé à cette « journée de perturbations », mardi, après l’approbation en première lecture, à la Knesset, d’une clause d’un projet de loi controversé visant à limiter les pouvoirs de réexamen judiciaire de la Haute-cour des décisions prises par les responsables élus.

La législation interdisant l’usage de la notion juridique de « raisonnabilité », qui est utilisée par les tribunaux lorsqu’ils réexaminent les décisions prises par les politiciens, entre dans le cadre du plan de refonte du système israélien de la justice qui est actuellement avancé par la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu, une coalition constituée de son parti du Likud et de partis ultra-nationalistes et ultra-orthodoxes. Ce projet de refonte radicale a entraîné plus de six mois de manifestations de ses opposants qui expliquent qu’il met en danger la démocratie du pays.

Ce vote a été la toute première approbation d’une législation du plan de refonte du système judiciaire israélien depuis que Netanyahu l’avait mis en pause, à la fin du mois de mars.

Le mouvement de protestation s’est diffusé sur tout le territoire israélien depuis l’annonce faite au mois de janvier, par le ministre de la Justice, de son projet de réformes qui viendraient bouleverser le système judiciaire – une annonce qui avait été faite moins d’une semaine après l’arrivée au pouvoir de la coalition.

Depuis l’effondrement des négociations avec l’opposition – des pourparlers qui visaient à trouver un compromis – au mois de juin, la coalition s’est concentrée sur la nécessité de faire adopter le projet de loi sur la « raisonnabilité » avant la fin de la session estivale du parlement, à la fin du mois.

L’un des projets de loi au cœur du plan de refonte de Levin – un texte qui prévoit de restructurer le système de nomination des juges à leur poste sur tout le sol israélien, une restructuration qui permettra de placer le système très largement sous le contrôle des politiques – est encore à venir.

Netanyahu a précisé qu’il ferait avancer la législation sur la commission de sélection judiciaire lors de la session hivernale de la Knesset, qui commencera au mois d’octobre.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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