Une nouvelle flottille quitte Palerme pour briser le blocus de Gaza
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Une nouvelle flottille quitte Palerme pour briser le blocus de Gaza

Deux mois après leur départ du Danemark, quatre bateaux transportant environ 40 activistes se préparent pour la dernière étape de dix jours du voyage

Un bateau se prépare à partir pour Gaza dans le cadre d'une tentative de rupture du blocus maritime du territoire, le 22 mai 2018 (Autorisation : International Committee for Breaking the Siege of Gaza)
Un bateau se prépare à partir pour Gaza dans le cadre d'une tentative de rupture du blocus maritime du territoire, le 22 mai 2018 (Autorisation : International Committee for Breaking the Siege of Gaza)

Une nouvelle flottille formée de quatre bateaux, dont l’objectif est de briser le blocus de la bande de Gaza mis en place par Israël il y a dix ans, devrait appareiller au début de la semaine depuis le port italien de Palerme, deux mois après être initialement parti de Copenhague, au Danemark.

Le voyage de cette flottille, qui compte environ 40 activistes à son bord, a été organisé par la Coalition des flottilles de la liberté, une organisation-cadre des groupes prônant la fin du blocus.

Parmi les personnes qui ont embarqué sur les bateaux, le professeur Ismail Nazari, président de la campagne de boycott d’Israël en Malaisie, le Suédois Charlie Andreason, qui a été emprisonné au sein de l’Etat juif pour son rôle sur le Marianne, un chalutier battant pavillon suédois qui avait ouvert la voie à une flottille de navires au mois de juin 2014, l’activiste juive espagnole Zohar Shamir Chamberlain ainsi que Heather Milton-Lightening, activiste pour la défense des droits des Canadiens indigènes.

Après s’être arrêtés dans 15 ports européens depuis leur départ, le 22 mars, les quatre bateaux qui forment cette « flottille de la liberté » devaient partir pour la dernière manche de 10 jours vers la côte de Gaza ce week-end, mais ils ont perdu « un jour ou deux » pour procéder à des travaux de réparation nécessaires sur deux des navires, selon les organisateurs.

Avant de partir, la flottille a été saluée par le maire de la ville de Palerme, dans le sud de l’Italie, qui a rebaptisé une section du port en l’honneur de feu le leader palestinien Yasser Arafat.

Le maire Leoluca Orlando a fait l’annonce de ce changement de nom la semaine dernière, après l’arrivée de la flottille, a fait savoir le New Matilda. Chris Graham, directeur du New Matilda, est à bord de l’un des navires.

Israël impose un blocus à Gaza depuis que le groupe terroriste du Hamas, qui a juré la destruction de l’Etat juif, s’est saisi du territoire qui se trouvait aux mains de l’Autorité palestinienne en 2007. Jérusalem explique que le blocus est nécessaire pour empêcher les armes et autres équipements militaires d’entrer dans la bande.

Les critiques soulignent des conditions humanitaires qui ne cessent de se détériorer à Gaza et expliquent que le blocus équivaut à une sanction collective des deux millions de Palestiniens qui vivent dans l’enclave côtière. Il y a eu de nombreuses informations disant que la bande se trouve « au bord de l’effondrement » et qu’elle pourrait plonger dans un nouveau conflit contre l’Etat juif si la situation ne devait pas s’améliorer.

L’Egypte a également largement fermé Rafah, son poste-frontière avec Gaza durant plusieurs années en raison des mauvaises relations entretenues avec le Hamas, le groupe terroriste islamiste à la tête de Gaza.

De nombreuses tentatives ont eu lieu pour attirer l’attention sur Gaza par le biais de ces flottilles. De 2008 à 2016, les militants internationaux ont envoyé 31 navires pour défier le blocus maritime de Gaza.

Au mois de mai, la marine israélienne avait arrêté un bateau transportant 17 Palestiniens de Gaza qui avaient tenté de briser le blocus maritime de l’enclave.

Les passagers sur le pont du Mavi Marmara, le 31 mai 2010. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne/Flash90)

Cette tentative avait été prévue pour marquer les huit années qui se sont écoulées depuis que le Mavi Marmara, un navire appartenant à un groupe turc, avait tenté de rompre le blocus et que des soldats israéliens étaient montés à son bord. Neuf citoyens turcs avaient été tués dans la mêlée qui avait suivi entre les militaires israéliens et les manifestants armés.

L’abordage du bateau Al-Hurriyah en 2010 avait eu lieu au milieu d’un échange extensif de tirs entre les groupes terroristes palestiniens et les militaires israéliens au cours duquel 200 obus de mortier et roquettes avaient été envoyées depuis Gaza en Israël, l’Etat juif frappant des douzaines de cibles dans la bande de Gaza en guise de représailles.

JTA a contribué à cet article.

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