Une pièce de monnaie américaine aux enchères, estimée jusqu’à 15 millions $
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Une pièce de monnaie américaine aux enchères, estimée jusqu’à 15 millions $

Stuart Weitzman, chausseur prisé de nombreuses célébrités, a assemblé une collection unique

Un employé de Sotheby's porte une pièce de monnaie Double Eagle de 1933 à l’occasion de la vente aux enchères « Trois trésors - Collectés par Stuart Weitzman », dédiée aux trois trésors de la collection personnelle du créateur de mode et collectionneur, chez Sotheby’s, le 11 mars 2021, à New York. (Crédit : Angela Weiss / AFP)
Un employé de Sotheby's porte une pièce de monnaie Double Eagle de 1933 à l’occasion de la vente aux enchères « Trois trésors - Collectés par Stuart Weitzman », dédiée aux trois trésors de la collection personnelle du créateur de mode et collectionneur, chez Sotheby’s, le 11 mars 2021, à New York. (Crédit : Angela Weiss / AFP)

Une pièce de monnaie américaine en or estimée entre 10 et 15 millions de dollars va être mise en vente le 8 juin par la maison d’enchères Sotheby’s, qui proposera également un timbre estimé dans la même fourchette.

Cet exemplaire qui fait partie de la dernière série de pièces en or, dites « Double Eagle », frappée par la Monnaie des États-Unis, en 1933, pourrait ainsi devenir la pièce la plus chère du monde, devant le dollar en argent « Flowing Hair » (frappé en 1794) vendu 10 millions de dollars en 2013.

Elle n’a jamais été mise en circulation, le président américain de l’époque Franklin Roosevelt, ayant entamé la fin de la convertibilité de la monnaie américaine en or.

Quelques exemplaires sont néanmoins apparus sur le marché des collectionneurs, avant d’être tous saisis par les services secrets américains, à l’exception d’une « Double Eagle » qui avait intégré la collection numismatique du roi Farouk d’Egypte.

(Crédit : Sotheby’s)

La précieuse rondelle de métal doré a été rachetée en 1995 par un collectionneur britannique qui, après cinq années de bataille judiciaire, a été autorisé à la revendre légalement à son propriétaire actuel, le designer américain Stuart Weitzman, en 2002, pour 7,9 millions de dollars.

Le chausseur prisé de nombreuses célébrités a assemblé une collection unique avec, outre le « Double Eagle », ce que beaucoup considèrent comme le timbre le plus rare du monde, le British Guiana One-Cent Magenta.

Il avait mis la main sur ce timbre de 1 cent, imprimé en 1856, en 2014 pour 9,4 millions de dollars, qui reste encore à ce jour le record en la matière.

Le timbre British Guiana faisait partie d’une série imprimée en catastrophe par l’administrateur des postes de Guyane britannique (aujourd’hui Guyana) à la suite d’une rupture d’approvisionnement.

(Crédit : Sotheby’s)

Stuart Weitzman a également acquis, en 2014 toujours, le timbre américain le plus prisé des philatélistes, appelé « Inverted Jenny ». Il s’agit d’une série de quatre timbres dont la rareté vient d’une erreur d’impression, l’avion représenté sur chaque exemplaire, un biplan Curtis JN-4 baptisé « Jenny », apparaissant la tête en bas.

« L’Inverted Jenny » sera également mis en vente le 8 juin, l’intégralité du produit de la vente allant à des œuvres de charité, dont la propre fondation créée par le designer, The Weitzman Family Foundation.

L’histoire de chacune des trois pièces « pourrait presque devenir un scénario » de film, souligne Richard Austin, responsable des livres et manuscrits au sein de Christie’s. « Ce qui est intéressant, c’est que toutes proviennent d’une erreur ou d’un raté », dit-il. « Et ça leur donne de la valeur, parce qu’elles sont uniques. »

(Crédit : Sotheby’s)
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