Une rue au nom du diplomate qui avait défié le vote sur Jérusalem à Ramat Gan
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Une rue au nom du diplomate qui avait défié le vote sur Jérusalem à Ramat Gan

Le Mexicain Andres Roemer avait été limogé de son poste d'envoyé à l'UNESCO pour avoir refusé de voter pour une résolution de l'ONU niant les liens juifs de la capitale

L'ancien ambassadeur mexicain à l'UNESCO   Andres Roemer. (Capture d'écran : YouTube)
L'ancien ambassadeur mexicain à l'UNESCO Andres Roemer. (Capture d'écran : YouTube)

La ville de Ramat Gan, dans le centre du pays, a inauguré cette semaine une nouvelle rue qui porte le nom d’un diplomate mexicain qui avait été limogé de son poste d’ambassadeur à l’UNESCO pour avoir refusé de voter en faveur d’une résolution adoptée en 2016 qui niait les liens entretenus par les Juifs avec Jérusalem.

La rue El Al, à Ramat Gan, a été officiellement rebaptisée rue Andres Roemer en hommage aux contributions apportées par le diplomate à l’Etat juif, a commenté le maire de la ville, Carmel Shama-Hacohen.

« Il le mérite. Je serais heureux de vivre dans une rue portant le nom d’une personnalité qui s’est battue pour Israël et qui en a payé le prix », a confié Shama-Hacohen au site d’information Ynet.

Shama-Hacohen, qui était ambassadeur israélien à l’UNESCO pendant le mandat de Roemer à l’agence culturelle de l’ONU, avait proposé ce changement de nom au conseil municipal, au début de l’année.

Carmel Shama-Hacohen, maire de Ramat Gan, lors d’une convention des maires et des chefs de conseils locaux nouvellement élus à Ashkelon, le 27 novembre 2018. (Crédit : Flash90)

« Je n’ai jamais été aussi excité auparavant, depuis, peut-être, la naissance de mes enfants », a déclaré Roemer à Ynet. « Je ne trouve pas les mots pour qualifier cet honneur… J’en ai pleuré d’émotion. »

Après l’inauguration du nouveau nom, dimanche, Roemer a donné un courrier et un panier-cadeau à tous les résidents de la rue.

« Chers résidents, c’est le plus grand privilège de ma vie de faire partie aujourd’hui de cet endroit honorable. Voici un cadeau simple et symbolique pour que vous vous souveniez toujours de ma gratitude et de mon amour éternels. »

Dans ce panier-cadeau figuraient notamment une petite poupée mexicaine, une petite bouteille de tequila et un verre à liqueur.

Roemer, qui est également avocat, économiste et dramaturge, est le petit-fils du chef d’orchestre viennois Ernesto Roemer, qui avait fui l’Europe avant la Seconde guerre mondiale. « Juif athée » auto-proclamé, il a grandi à Mexico et a notamment été consul-général du Mexique à San Francisco.

Au mois d’octobre 2016 – deux mois après son arrivée à l’UNESCO – Roemer avait quitté la salle durant un vote sur une résolution consacrée à la Vieille Ville de Jérusalem parce qu’il ne voulait pas suivre les instructions de sa capitale, qui lui avait demandé de se prononcer en sa faveur. Il avait été renvoyé de sa fonction.

Depuis, le diplomate juif a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu et a été soutenu par la Fédération séfarade américaine, le centre Simon Wiesenthal et d’autres groupes juifs pour s’être opposé à la résolution des Nations unies.

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