Une synagogue condamne la police de Walla Walla pour le tatouage nazi d’un agent
Le tatouage de Nathan Small ressemble aux doubles éclairs des SS, mais il dit qu'il s'agit d'une relique de l'unité de snipers avec laquelle il a servi en Afghanistan
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JTA – Une synagogue de Walla Walla, à Washington, a demandé au service de police de la ville de s’excuser d’avoir défendu un officier qui porte un tatouage ressemblant à l’insigne des SS, la redoutable force paramilitaire nazie.
« La réponse du WWPD a été réactionnaire et défensive, érodant la confiance de notre communauté », a déclaré la lettre postée mercredi par la Congrégation Beth Israel. « Nous aimerions des excuses publiques de la part du WWPD, du chef Bieber et de l’officier Small, reconnaissant nos préoccupations concernant l’histoire du symbole et leur rejet de son lien avec le génocide ».
Nathan Small est l’officier qui porte le tatouage, une relique de son service dans les Marines américains. Son unité de tireurs d’élite en Afghanistan a adopté l’insigne jusqu’à ce que l’état-major militaire le supprime en 2012. L’unité a déclaré qu’elle pensait que le symbole représenté par deux éclairs signifiait « sniper scout » et qu’elle n’était pas consciente de ses origines nazies.
Des photos du tatouage sont apparues la semaine dernière sur les réseaux sociaux. Le service de police a publié une défense du tatouage de Small sur sa page Facebook, en mentionnant son service. Suite à des expressions d’indignation, le département a déclaré qu’il comprenait les connotations du symbole et a affirmé que Small portait des chemises à manches longues pour le couvrir.
Cette semaine, le chef Scott Bieber a fermé les comptes des réseaux sociaux du département, déclarant que « nous avions des trolls et des fanatiques qui essayaient de crier aussi fort qu’ils le pouvaient pour leur propre cause », a déclaré le Walla Walla Union-Bulletin dans un article publié mardi. Il a déclaré qu’il allait contacter les minorités, y compris la communauté juive, pour des conversations en face à face.
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Evan Heisman, membre du conseil d’administration de la synagogue qui a signé la lettre, a déclaré que la synagogue se serait plainte de toute façon, mais l’insensibilité était d’autant plus frappante que la conversation nationale portait sur la brutalité policière.
« Ce n’est pas un simple cas de tatouage, c’est symbolique de la façon dont les forces de police traitent leurs communautés lorsqu’elles disent qu’elles ne pensent pas avoir tort », a déclaré M. Heisman, qui a ajouté que lorsqu’il a appelé la police pour s’enquérir du tatouage, un policier lui a crié dessus pendant cinq minutes.
La lettre de la synagogue n’exige pas d’action, mais une personne juive de la ville de près de 33 000 habitants a demandé l’aide de la Fondation militaire pour la liberté religieuse, l’organisation qui a fait pression sur l’armée pour qu’elle interdise l’utilisation du symbole en 2012. La fondation veut que la police oblige Small à enlever ou à déguiser le tatouage, ou à le renvoyer s’il résiste.
La personne qui a amené le groupe de liberté religieuse a parlé à la Jewish Telegraphic Agency sous le couvert de l’anonymat.
« Le simple fait de savoir qu’un policier portait l’insigne SS est effrayant », a déclaré cette personne. « Nous ne pensons pas qu’un officier couvrant son bras soit suffisant. »
la Communauté du Times of Israël !







