L’USAID déclare la technologie israélienne essentielle aux pays en développement
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L’USAID déclare la technologie israélienne essentielle aux pays en développement

Bonnie Glick note que le savoir-faire israélien sera nécessaire à la principale agence de développement américaine dans sa transition digitale pour la lutte contre la faim

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

L’administratrice adjointe de l'USAID Bonnie Glick lors d'un briefing sur l'initiative Women's Global Development and Prosperity, le 11 août 2020, au département d'État américain à Washington. (Photo AP / Patrick Semansky)
L’administratrice adjointe de l'USAID Bonnie Glick lors d'un briefing sur l'initiative Women's Global Development and Prosperity, le 11 août 2020, au département d'État américain à Washington. (Photo AP / Patrick Semansky)

L’administratrice adjointe de l’Agence américaine pour le développement international a déclaré mercredi qu’Israël avait un rôle clé à jouer dans les efforts de l’organisation pour lutter contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté dans les pays en développement.

La technologie de cybersécurité israélienne et son secteur privé assisteront l’agence d’aide humanitaire dans son projet de mise en œuvre de la 5G dans le monde en développement, a déclaré Bonnie Glick au Times of Israël lors d’une visite dans l’État juif.

Les accords de normalisation de Jérusalem avec les Émirats arabes unis et le Bahreïn ouvriront également la voie à la collaboration d’autres pays à des projets d’aide humanitaire, a-t-elle ajouté.

Glick a déclaré que l’USAID, l’agence de développement du gouvernement américain, se concentre sur l’approche numérique pour l’aide aux pays en développement.

« C’est très différent de l’approche vieille école de l’aide internationale, que les gens imaginent des actions telles que la livraison de sacs de céréales ou creusement de puits par l’USAID. Nous ne faisons plus cela », a déclaré Glick.

L’agence se concentre désormais sur la fourniture d’outils aux groupes et aux particuliers locaux, tels que des outils agricoles intelligents pour les agriculteurs, ou des outils financiers, pour aider les régions en développement à atteindre l’autosuffisance.

« Quand les États-Unis soutiennent un pays, le but ultime est que ce pays soit sur la voie de l’indépendance », a déclaré Glick. « Il doit vraiment devenir autonome d’un point de vue numérique. Ses citoyens doivent disposer d’outils numériques pour participer pleinement à l’économie nationale, ainsi qu’à l’économie mondiale. »

L’USAID prévoit d’utiliser la technologie de télécommunication 5G lorsqu’elle sera largement disponible au profit des économies émergentes, à des fins d’éducation, de finance, de communication médicale et dans d’autres domaines.

« Lorsque les pays seront prêts à déployer des solutions 5G, Israël sera là avec l’USAID pour en assurer la sécurité numérique, la protection des données et d’autres éléments critiques pour leur déploiement », a déclaré Glick, ajoutant que l’Inde était un autre partenaire majeur pour les projets numériques de l’USAID. « Aucune conversation autour de la 5G, je pense, ne serait complète si vous n’y intégrez pas deux des plus importantes économies et secteurs privés axés sur la technologie. »

Glick s’est entretenue avec le Times of Israël alors qu’elle était en Israël pour rencontrer des représentants du gouvernement, en partie pour discuter des accords d’Abraham avec les Émirats arabes unis et le Bahreïn, dans le cadre d’un vaste voyage qui inclut des escales au Kosovo, en Serbie, en Algérie et au Maroc.

Mercredi, elle a également organisé un événement virtuel en marge de l’Assemblée générale des Nations unies avec Safra Catz, PDG d’Oracle née en Israël, dans le cadre du Sommet Concordia 2020. Catz a également des connections avec l’administration Trump.

Safra Catz, co-PDG d’Oracle, arrive à la Trump Tower new-yorkaise le 14 décembre 2016, à New York. (Drew Angerer / Getty Images / AFP)

Oracle, l’une des principales sociétés de logiciels au monde, basée aux États-Unis, s’associe à l’USAID et travaille avec la start-up israélienne AgroScout, comme exemple du rôle que la technologie israélienne peut jouer dans le monde en développement.

AgroScout utilise des drones et une « application de détection automatique » pour collecter des images et des données sur les champs agricoles, puis utilise l’intelligence artificielle pour analyser les données et détecter les parasites et les maladies des cultures. L’application dirige ensuite les utilisateurs vers le lieu du problème. Le système permet aux agriculteurs de détecter les problèmes avec anticipation et d’utiliser les produits chimiques de manière plus limitée, ce qui permet d’économiser de l’argent et d’augmenter les rendements.

AgroScout s’appuie sur la plateforme cloud d’Oracle pour analyser ses images de drones avec la technologie d’apprentissage automatique.

« Israël, qui dispose de ces technologies de pointe, peut ensuite les mettre à l’échelle et les déployer dans les pays en développement du monde entier, et c’est quelque chose de très encourageant », a déclaré Glick. « Si vous regardez les pays développés, comme les États-Unis ou Israël, et que vous les comparez à un pays comme le Kenya, à moins que le Kenya n’ait accès à ces types de solutions 5G, ils ne pourront pas se développer aussi rapidement. »

Plus de 800 millions de gens souffrent d’insécurité alimentaire, selon l’USAID, et la pandémie risque de rajouter 100 millions de personnes à ce chiffre.

L’USAID vise également à établir des partenariats avec des entreprises du secteur privé et des commerçants locaux dans les pays en développement.

Israël et les Émirats arabes unis, également considérés comme un leader technologique du Moyen-Orient, peuvent désormais collaborer ouvertement sur des projets d’aide dans les pays en développement.

Les deux pays sont déterminés à fournir une aide aux nations africaines qui ont besoin d’assistance, a déclaré Glick : « Il me semble, ainsi qu’au gouvernement israélien et au gouvernement des EAU, que c’est un formidable moyen de nous mettre à l’épreuve et de tester la force de cette nouvelle paix, pour montrer un vrai partenariat. »

En 2019, l’USAID a investi 20,6 milliards de dollars dans 134 pays.

L’organisation a été critiquée au Moyen-Orient ces dernières années à la suite de la suspension de l’aide aux Palestiniens par l’administration Trump, qui a mis en faillite les organisations à but non lucratif au service des communautés palestiniennes.

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