Zoabi : les policiers qui ont tué le tireur de Tel Aviv devraient être poursuivis
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Zoabi : les policiers qui ont tué le tireur de Tel Aviv devraient être poursuivis

Liberman déclare que Hanin Zoabi devrait elle-même être jugée pour incitations après avoir affirmé que Nashat Milhem a été « liquidé »

La députée Hanin Zoabi de la Liste arabe unie lors d'une réunion d'une commission à la Knesset, le 2 novembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
La députée Hanin Zoabi de la Liste arabe unie lors d'une réunion d'une commission à la Knesset, le 2 novembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

La députée Hanin Zoabi, de la Liste arabe unie, a appelé lundi à poursuivre les personnels des forces de l’ordre israéliennes qui ont tué le terroriste Nashat Milhem le week-end dernier, après qu’il a ouvert le feu sur les troupes venues l’arrêter.

« Le tir fatal pour Nashat Milhem était une liquidation, parce que les forces de l’ordre auraient pu l’arrêter, a-t-elle déclaré aux médias palestiniens. La personne qui l’a abattu devrait être poursuivie ».

Milhem a été tué pendant un échange de tirs avec la police et le Shin Bet vendredi, une semaine après qu’il a tué trois israéliens – Alon Bakal, Shimon Ruimi et Ayman Shaaban – pendant une fusillade à Tel Aviv, puis fui une présence policière massive à sa recherche pour sa ville natale d’Arara, dans le nord d’Israël.

Selon les officiels, Milhem, qui a été localisé après une vaste chasse à l’homme, n’était pas affilié à un groupe terroriste organisé, mais aurait pu être motivé par une idéologie jihadiste. Il a ouvert le feu sur les forces de l’ordre quand elles sont venues l’arrêter à Arara, selon la police. Elles avaient reçu l’ordre de le capturer vivant si possible, mais n’ont pas pu le faire.

Répondant aux commentaires de Zoabi, le dirigeant du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a exhorté l’Etat à annuler un accord judiciaire récemment signé avec la députée, selon lequel elle échappe à des accusations d’incitations [à la violence].

Jeudi, elle a été accusée « d’insultes à un fonctionnaire public » pour un incident de l’année dernière pendant lequel elle avait traité des policiers arabes israéliens de traîtres.

Avigdor Liberman lors de la réunion du parti Yisrael Beytenu à la Knesset, le 4 mai 2015 (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)
Avigdor Liberman lors de la réunion du parti Yisrael Beytenu à la Knesset, le 4 mai 2015 (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)

« Je me tourne vers le procureur général pour demander l’annulation de l’accord judiciaire signé entre la députée Hanin Zoabi et l’Etat, a déclaré Liberman. Je demande qu’à la place Zoabi soit inculpée pour menaces et incitations à la violence raciste ».

Liberman a déclaré qu’il en appellerait à la haute cour de justice si le procureur général ne répondait pas à sa demande.

Zoabi a ensuite répondu à Liberman, accusant l’ancien ministre des Affaire Etrangères « d’incitation » [à la violence] contre la communauté arabe en Israël.

« M. Liberman lui-même incite et menace de violences sérieuses la population arabe encore et encore, a-t-elle déclaré. Il ne peut ni prêcher ni déterminer un comportement adéquat ».

La députée arabe controversée s’est excusée la semaine dernière pour avoir traité de traitres des policiers arabes pendant une manifestation à Nazareth en 2014. Les excuses font partie de l’accord judiciaire permettant à Zoabi d’échapper à des accusations plus graves pour incitations [à la violence] pour cet incident de juillet 2014, au cours duquel elle a accusé un policier arabe israélien de trahison envers son peuple, une déclaration interprétée par les officiels comme un appel à la violence contre les policiers arabes israéliens.

Zoabi a fait l’objet de précédentes enquêtes pour incitations [à la violence] et a connu de nombreuses tentatives, qui ont échoué, de l’exclure du Parlement par les députés.

Critique féroce du gouvernement et de la société israéliens, elle s’est attirée le feu des critiques après avoir pris part à la flottille pour Gaza de mai 2010 qui a fini dans un affrontement mortel entre militants pro-palestiniens et soldats israéliens. En 2014, la députée a refusé de qualifier de « terroristes » les auteurs de l’enlèvement et des meurtres de trois adolescents israéliens en Cisjordanie.

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