Une nouvelle étude canadienne indique un possible lien entre la circoncision et la diminution de la possibilité d’un cancer de la prostate.

L’étude, publiée dans la revue d’urologie britannique BJU International, se base sur des entretiens passés avec plus de 3 000 hommes dans la région de Montréal, âgés entre 40 et 75 ans.

Les auteurs de l’étude ont constaté que les hommes qui avaient été circoncis, que ce soit durant l’enfance ou plus tard dans leur vie, avaient un taux plus faible de cancer de la prostate que ceux qui ne l’étaient pas.

Dans l’ensemble, l’étude a révélé que les hommes circoncis avaient
11 % moins de chance de développer un cancer de la prostate que ceux qui n’étaient pas circoncis, un écart que les auteurs ont rejeté comme étant statistiquement non significatif. Cependant, la différence était beaucoup plus marquée chez les hommes noirs.

L’étude conclut que les hommes circoncis avaient 60 % moins de chance de développer un cancer de la prostate que ceux qui n’étaient pas circoncis. L’étude a également révélé que les hommes circoncis après 35 ans étaient à 45 % moins susceptibles de développer le cancer de la prostate.

Les auteurs de l’étude s’arrêtent tout juste avant de recommander la circoncision comme une mesure préventive pour arrêter le cancer de la prostate, expliquant que leurs conclusions étaient préliminaires.

« Il est encore trop tôt pour recommander la circoncision pour prévenir le cancer de la prostate », a déclaré à Reuters l’auteur principal Marie-Élise Parent. « Mais nous pensons qu’elle pourrait être utile ».

D’autres professionnels de la santé ont mis en garde contre le fait que le nombre de participants à l’étude – en particulier pour les sous-groupes – était trop faible pour tirer des conclusions fiables.