Un groupe espagnol pro-Israël explique que les graffitis antisémites retrouvés à Toledo seraient la conséquence de la couverture médiatique de la dernière guerre de Gaza et du conflit israélo-palestinien.

Le groupe lobbyiste madrilène, Action and Communication on the Middle East [Action et Communication sur le Moyen Orient], ou ACOM, a fait cette déclaration ce week-end en commentant les dizaines de graffitis retrouvés le 4 octobre dans les sites juifs de la ville de Toledo. Deux jours après cette découverte, la police a arrêté une personne de 32 ans, indique le site lavanguardia.com.

« La couverture médiatique espagnole de la dernière guerre de Gaza et du conflit israélien en général a encouragé de telles actions », a affirmé Daniel Fernandez d’ACOM dans une déclaration publiée vendredi. « La couverture médiatique de la télévision publique et l’ignorance de l’Espagne sur Israël pourraient permettre d’inciter n’importe qui à agir de manière haineuse ».

Les articles sur le vandalisme de Toledo n’identifient pas le suspect ou ne donnent aucune précision sur ses motivations. On ne sait pas si ses actions ont un rapport avec Israël.

Au pied de la statue de Samuel Levi Abulafia, fondateur de la synagogue El Transito à Toledo au 14ème siècle, on pouvait lire « pas de Juifs ! ». Il y avait à côté le signe du dollar dessiné. Abulafia, ou Samuel Levi, avait la fonction de trésorier auprès de Pierre Premier de Castille, fonction qu’il a gardée jusqu’à sa mort en 1360 à Séville où il a été torturé à cause d’une fausse accusation de trahison.

En juillet, la communauté juive de Madrid a affirmé qu’elle poursuivrait l’auteur espagnol, Antonio Gala, qui, le 23 juillet, a publié une opinion dans le quotidien El Mundo, où il citait les attaques israéliennes sur Gaza pour justifier l’expulsion de la communauté juive aux 15ème et 16ème siècles, et d’autres atrocités commises envers les Juifs.

Le mois dernier, 100 célébrités espagnoles, dont Pedro Almodovar, Javier Bardem et Pénélope Cruz ont signé une lettre ouverte qui accusait Israël de commettre un génocide à Gaza.

Moins de 100 Juifs vivent actuellement à Toledo. Avant l’Inquisition, Toledo abritait la plus grande communauté juive de la Péninsule ibérique.