L’armée israélienne est en état d’alerte le long de la frontière nord, alors que le pays se prépare à une possible riposte de la part du groupe terroriste libanais du Hezbollah un jour après un raid aérien qui a tué six de leurs membres.

Le chef d’Etat-major Benny Gantz a déclaré lundi que l’armée était prête et restait attentive à l’évolution de la situation sécuritaire dans la région.

Les commentaires du chef de Tsahal surviennent un jour après un raid aérien, attribué à Israël, qui a tué un haut commandant du Hezbollah, plusieurs membres du groupe terroriste libanais et un certain nombre de combattants iraniens, dont un commandant.

« L’armée israélienne est préparée, suit tous les développements et est prête à agir si nécessaire », a annoncé Gantz.

« Cette déclaration n’est pas simplement un discours – il s’agit d’une réelle préparation opérationnelle. »

Le chef de l’armée n’a pas directement commenté le raid aérien sur le Golan syrien.

Dans le nord, plusieurs unités de Tsahal ont été déployées le long de la frontière, a rapporté Haaretz.

Plusieurs batteries anti-missiles du Dôme de fer ont été déployées dans le nord d’Israël, selon plusieurs médias, indiquant une crainte officielle quant à une possible riposte du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

Jeudi, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré que le groupe disposait de missiles Fateh-110, qui ont une portée minimale de 200 km et peuvent frapper l’ensemble du territoire d’Israël.

Les agriculteurs des environs de Metulla (une ville située à l’extrême nord du pays) ont été chargés par l’armée israélienne de rester loin de leurs champs jouxtant la frontière, selon la Dixième chaîne.

Le cabinet de sécurité a prévu de tenir une réunion spéciale, mardi, en raison des craintes d’une escalade sur le front nord par rapport aux frappes aériennes de dimanche à Quneitra.

Pendant ce temps, la chaîne de télévision libanaise al-Mayadeen a publié les premières images de l’épave en feu suite à la frappe.

Des sources du Hezbollah ont affirmé, lundi, que des représailles contre le raid aérien israélien présumé qui a tué plusieurs de ses membres était inévitable, mais qu’ils ne déboucheraient pas sur une guerre.