Les responsables iraniens ont indiqué que la République islamique serait prête à soutenir les efforts américains de lutte contre l’Etat islamique en Irak et en Syrie en échange d’un assouplissement des restrictions sur son programme nucléaire, a rapporté Reuters dimanche.

Toutefois, les responsables occidentaux ont insisté pour que les deux questions restent distinctes, après que le secrétaire d’Etat américain John Kerry ait déclaré que l’Iran avait un rôle à jouer dans la lutte contre les djihadistes.

« L’Iran est un pays très influent dans la région et peut aider dans la lutte contre les terroristes de l’EIIL (Etat islamique)… mais c’est une voie à double sens. Vous donnez quelque chose, vous prenez quelque chose », a déclaré un haut responsable iranien anonyme, selon le rapport.

Le responsable a maintenu que le programme nucléaire « est un programme pacifique », alors que l’Etat islamique « est une menace pour la sécurité du monde ».

Un autre responsable iranien a répété que l’Iran souhaitait une approche donnant-donnant en Occident sur ​​les questions régionales et les négociations sur le nucléaire, et a appelé les six puissances mondiales à faire preuve de plus de souplesse dans les négociations.

« Les deux parties peuvent faire preuve d’une souplesse qui conduira à un nombre acceptable pour tout le monde, » a déclaré le responsable, en référence au nombre de centrifugeuses que les Iraniens seraient autorisés à conserver dans le cadre d’un contrat à long terme.

Mais selon les diplomates impliqués dans les négociations sur le nucléaire, l’Occident a été catégorique sur le fait que les pourparlers doivent porter exclusivement sur ​​le programme nucléaire. D’après eux, l’Iran n’a pas soulevé la question de l’État islamique au cours des pourparlers.

« Nous constatons que plus nous nous rapprochons de la fin des négociations, plus les Iraniens sont tentés de mettre d’autres dossiers sur la table » a déclaré un haut diplomate occidental à Reuters.

« Ils laissent entendre parfois que s’il n’y avait pas d’accord [nucléaire], les autres dossiers de la région seraient plus compliqués », a-t-il affirmé. « Les six sont déterminés à ne pas mettre d’autres sujets sur la table des négociations nucléaires. »