Le gouvernement israélien a autorisé les agents de sécurité à utiliser la détention administrative et tous les autres moyens appropriés pour traquer et détenir des suspects dans l’assassinat du nourrisson palestinien Ali Saad Dawabsha vendredi.

Lors d’une réunion d’urgence dimanche soir, les ministres ont approuvé l’utilisation de « tous les moyens nécessaires » pour attraper les tueurs, soupçonnés d’être des terroristes juifs, qui ont incendié la maison Dawabsha dans les premières heures du vendredi matin, tuant Ali, et en laissant ses parents et son frère se battre pour leurs vies.

Les ministres ont également convenu d’accélérer la législation destinée à lutter contre le terrorisme juif, selon un communiqué du bureau du Premier ministre.

Un comité ministériel qui comprend entre autre le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, le ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, et le ministre de la Justice, Ayelet Shaked, a été créé pour superviser les autres exigences pour assurer des efforts plus efficaces pour réprimer l’extrémisme soient instaurées.

Les agents de sécurité qui ont été cités aux informations de la Deuxième chaîne d’Israël ont averti qu’un groupe d’extrémistes juifs, parfois appelé la « jeunesse des collines », étaient responsables d’une série de crimes de haine au cours des dernières années, et que ces « rebelles » et « anarchistes » sont décidés à saper l’Etat de droit en vigueur en Israël.

Les fonctionnaires ont déclaré qu’il y avait eu une baisse du nombre de leurs attaques ces derniers temps, mais que les attaques en elles même étaient de plus en plus graves.

Les fonctionnaires ont ajouté qu’ils n’étaient pas plus entravés par le manque de renseignements mais plutôt par un manque d’outils juridiques pour s’attaquer aux suspects juifs.

Des cinq suspects dans l’incendie criminel en juin de l’église de la Multiplication des pains et des poissons, à Tabgha sur la mer de Galilée, ont-ils donné en exemple, trois avaient été mis en accusation, mais ils ne disposent pas des outils juridiques nécessaires pour garder les deux autres en détention.

D’autres experts en sécurité ont affirmé au Times of Israel dimanche, cependant, que le service de sécurité du Shin Bet avait des difficultés à obtenir des renseignements sur les groupes extrémistes juifs.

Un reportage de la Deuxième chaîne a souligné vendredi que les enquêtes sur 15 incendies criminels contre des cibles palestiniennes depuis 2008 n’avaient donné lieu à aucune condamnation.