Israël en guerre - Jour 138

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24 femmes, 15 mineurs prisonniers sécuritaires relâchés lors du premier échange

Avant d'être relâchés vendredi après-midi en échange de 13 otages, les premiers prisonniers libérés subiront un examen médical de la Croix-Rouge

Des prisonniers de sécurité palestiniens sont conduits à la prison d'Ofer en Cisjordanie avant leur libération prévue dans le cadre d'un accord pour la libération des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza, le 24 novembre 2023 (Crédit : Capture d'écran/Douzième chaîne ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur les droits d'auteur)
Des prisonniers de sécurité palestiniens sont conduits à la prison d'Ofer en Cisjordanie avant leur libération prévue dans le cadre d'un accord pour la libération des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza, le 24 novembre 2023 (Crédit : Capture d'écran/Douzième chaîne ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur les droits d'auteur)

L’administration pénitentiaire israélienne a commencé vendredi à procéder aux formalités de libération des 39 prisonniers sécuritaires palestiniens qui devraient être libérés plus tard dans l’après-midi, dans le cadre d’un accord avec le Hamas qui prévoit la libération de 13 otages israéliens retenus dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre dernier.

L’administration pénitentiaire a reçu les noms des 39 prisonniers qui seront libérés le premier jour de l’accord. Ceux-ci ont été transférés peu avant midi à la prison d’Ofer, en Cisjordanie, où ils subiront un examen médical de la Croix-Rouge.

Les prisonniers, 24 femmes et 15 mineurs, seront ensuite transférés au point de contrôle de Beitunia, près de Ramallah. Ce n’est qu’après le retour des 13 otages en territoire israélien et leur identification en bonne et due forme que les prisonniers palestiniens pourront regagner leurs domiciles en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Il a été convenu que 50 otages israéliens – des enfants, leurs mères et d’autres femmes – seraient libérés lors d’une pause de quatre jours dans les combats, en échange de 150 prisonniers palestiniens incarcérés en Israël pour atteinte à la sécurité. Il s’agit du premier accord conclu depuis le 7 octobre, date à laquelle le Hamas a pénétré dans le sud d’Israël, tuant au moins 1 200 personnes et prenant quelque 240 otages.

L’accord stipule que la trêve sera prolongée d’un jour pour chaque dizaine d’otages israéliens supplémentaires libérés par le Hamas, et que trois prisonniers sécuritaires palestiniens seront libérés en échange de chaque otage israélien libéré.

Les noms des 39 prisonniers palestiniens qui doivent être libérés vendredi n’ont pas encore été rendus publics, mais une source palestinienne anonyme a confirmé que le groupe comprenait 24 femmes et 15 mineurs, dont le plus jeune aurait 14 ans.

Le groupe comprendrait des détenus ayant commis des attaques à l’arme blanche contre des Israéliens, mais aucun des prisonniers figurant sur la liste des prisonniers sur le point d’être relâchés n’a été condamné pour meurtre.

Sur les 300 prisonniers qui figurent sur la liste des prisonniers qui pourraient être libérés, 74 sont des résidents de Jérusalem-Est, mais la plupart sont originaires de zones contrôlées par les Palestiniens en Cisjordanie. Un petit nombre de prisonniers seraient des habitants de Gaza qui sont entrés en Israël ces dernières années.

La plupart des prisonniers sont affiliés au Hamas, au Fatah ou au Jihad islamique palestinien, mais certains n’ont aucune affiliation connue avec un quelconque groupe.

Selon CNN, les accusations les plus courantes pour lesquelles les prisonniers ont été condamnés comprennent le jet de pierres et « l’atteinte à la sécurité régionale ».

Les autres chefs d’accusation comprennent le soutien à des organisations terroristes, le port d’armes illégales et l’incitation à la haine.

L’une des femmes dont la libération est prévue est Nafoz Hamad, 16 ans, qui a été condamnée à 12 ans de prison il y a tout juste deux semaines après avoir été reconnue coupable d’avoir poignardé dans le dos sa voisine Moriah Cohen dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem, en décembre 2021.

La personne la plus âgée qui pourrait être libérée est Hanan Barghouti, 59 ans, qui a été condamnée pour soutien au terrorisme.

Katy Perry, commissaire de l’administration pénitentiaire israélienne, est arrivée à la prison de Damon vendredi matin, avant la libération prévue.

« Notre mission est de ramener les otages à la maison, et nous ferons de notre mieux pour y parvenir », a-t-elle déclaré au personnel de la prison. « Nous avons de longues journées devant nous et nous serons vigilants afin de remplir notre mission, en coopération avec toutes les forces de sécurité. »

Jeudi, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a tenu une réunion d’évaluation avec les hauts responsables de la police et des services pénitentiaires afin de se préparer à toute agitation causée par les libérations de prisonniers.

Il a demandé à Perry d’étouffer toute tentative de célébration des libérations de prisonniers dans les établissements pénitentiaires et au commissaire de la police israélienne, Kobi Shabtaï, d’utiliser « une poigne de fer » face à toute tentative de célébration ou de soutien au terrorisme.

Shabtaï a également été chargé de renforcer la présence policière dans les villes d’origine des prisonniers libérés situées à l’intérieur de la Ligne verte.

Ben Gvir a chargé Shabtaï d’être particulièrement vigilant lors des célébrations à Jérusalem-Est, où la présence policière est importante.

Carrie Keller-Lynn a contribué à cet article.

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