À l’ONU, Abdallah II accuse Israël de rendre la création d’un État palestinien « impossible »
Le roi de Jordanie a ajouté que les opérations israéliennes dans le sud de la Syrie menaçaient la sécurité de ses frontières et son approvisionnement en eau
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Le roi Abdallah II de Jordanie a fustigé mardi l’action militaire israélienne à Gaza et ses récentes politiques en Cisjordanie lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, appelant la communauté internationale à prendre des mesures plus fermes à leur encontre.
Quelques minutes après le début de son allocution, le souverain jordanien s’est lancé dans une litanie d’accusations contre le gouvernement israélien, affirmant que ce dernier faisait durer la guerre à Gaza et sapait les efforts du président américain Donald Trump pour y mettre fin, tout en laissant advenir un « changement fondamental » en Cisjordanie via une « annexion de facto » et le regain de violence des résidents d’implantations.
« Le président Trump a fortement œuvré en faveur de la paix, de façon à trouver une issue à cette guerre », a déclaré Abdallah II devant l’assemblée.
« Mais ce gouvernement israélien ne cesse de faire reculer les lignes, poursuivant ses attaques et la destruction des infrastructures civiles, refusant de se retirer et comprimant les Palestiniens sur à peine un tiers de la bande de Gaza », a-t-il affirmé avant d’ajouter que 300 enfants palestiniens avaient été tués lors des 300 premiers jours consécutifs au cessez le feu, assorti de la libération d’otages, négocié par les États-Unis avec le Hamas en octobre dernier, et que des hôpitaux de campagne jordaniens à Gaza avaient été pris pour cible.
Selon le roi Abdallah, la guerre à Gaza, déclenchée par Israël en réponse à l’invasion et au pogrom commis par le Hamas en octobre 2023, est le résultat de décennies durant lesquelles la communauté internationale a choisi de « gérer », au lieu de résoudre le conflit israélo-palestinien. Selon lui, les actions israéliennes répétées, un temps perçues comme « temporaires », se sont progressivement « muées en une politique ».
Au sujet de la Cisjordanie, le monarque a déclaré que « ce qui n’était autrefois qu’un processus rampant s’est transformé en quelque chose de nettement plus agressif », pointant du doigt « la violence de la colonisation », « l’accaparement des terres », l’expansion des implantations et le « transfert forcé » de Palestiniens.
Tant à Gaza qu’en Cisjordanie, a accusé Abdallah II, « la réalité de terrain est en train de changer — à Gaza par la destruction, en Cisjordanie par une annexion de fait… L’objectif reste le même : rendre impossible l’existence d’un État palestinien viable. »
De surcroît, le roi Abdallah de Jordanie a indiqué que la présence et les activités militaires israéliennes dans le sud de la Syrie étaient un risque direct pour la Jordanie, et qu’Amman prendrait des mesures pour protéger ses frontières et la sécurité de ses approvisionnements en eau.
« L’appétit d’expansion de ce gouvernement israélien constitue désormais une menace régionale : aujourd’hui, la Syrie est l’avertissement que la communauté internationale refuse de voir », a-t-il déclaré, accusant Israël de créer une « nouvelle réalité » sur le terrain.
« Pour la Jordanie, il n’y a aucune ambiguïté. Les menaces à notre frontière nord ou sur notre sécurité hydrique sont des menaces envers la sécurité nationale », a affirmé le roi de Jordanie, dont le pays a une frontière avec le sud de la Syrie.
« La Jordanie ne fermera pas les yeux », a-t-il ajouté en faisant référence à l’accord de doublement des approvisionnements en eau octroyé par Israël à la Jordanie par traité, qui a expiré fin 2025 et n’a pas été renouvelé.
la Communauté du Times of Israël !







