Adelson, “irrité”, ne financerait pas Trump
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Adelson, “irrité”, ne financerait pas Trump

Le magnat des casinos qui a soutenu le candidat républicain cet été “n’a encore rien fait pour Trump” selon une source républicaine

Le milliardaire juif américain Sheldon Adelson, donateur important du parti républicain et soutien du Premier ministre Benjamin Netanyahu. (Crédit : Flash90)
Le milliardaire juif américain Sheldon Adelson, donateur important du parti républicain et soutien du Premier ministre Benjamin Netanyahu. (Crédit : Flash90)

Le magnat des casinos Sheldon Adelson, méga-donateur du parti républicain et fervent soutien d’Israël, fait partie des groupes et donateurs républicains qui ont donné d’importantes sommes d’argent pendant la dernière élection présidentielle en 2012, mais hésitent à soutenir clairement le candidat républicain Donald Trump, selon un article publié samedi dans le Guardian.

Pour l’instant, selon l’article, leur financement va plutôt aux campagnes pour le Congrès, dans un contexte d’inquiétude de perte de contrôle républicain sur la Chambre des représentants en raison des mauvais sondages, des gaffes répétées et des controverses de Trump.

Le candidat républicain traîne derrière sa rivale démocrate Hillary Clinton sondage après sondage, accablé d’accusations d’antisémitisme, de racisme et de campagne clivante et haineuse. Clinton a récemment accusé Trump de populariser les préjugés d’une manière sans précédent dans l’histoire moderne des Etats-Unis.

Beaucoup de donateurs et financiers républicains s’inquiètent qu’une défaite de Trump contre Clinton n’ait un effet désastreux sur les représentants et sénateurs républicains aux prochaines élections.

Adelson, selon la source du Guardian, est « irrité par beaucoup de choses », notamment par le fait que Trump ne se soit pas rendu en Israël comme Adelson le souhaitait, et qu’il ait choisi Mike Pence comme candidat à la vice-présidence. Adelson aurait préféré le président de la Chambre, Newt Gingrich.

Adelson et Trump se seraient rencontrés à plusieurs reprises en privé cette année.

Pendant une récente visite à New York, Adelson aurait rencontré le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham, pour discuter « des besoins financiers des sénateurs dans les élections difficiles ». Il n’a pas été précisé si Adelson avait rencontré Trump pendant le même voyage.

Le candidat présidentiel républicain américain Donald Trump (à droite) et le gouverneur de l'Indiana Mike Pence  pendant un meeting de campagne à Grant Event Center Park à Westfield, Indiana, le 12 juillet 2016. (Crédit : AFP/Tasos Katopdis)
Le candidat présidentiel républicain américain Donald Trump (à droite) et le gouverneur de l’Indiana Mike Pence pendant un meeting de campagne à Grant Event Center Park à Westfield, Indiana, le 12 juillet 2016. (Crédit : AFP/Tasos Katopdis)

Adelson a soutenu officiellement Trump cet été, indiquant qu’il contribuerait à sa campagne à hauteur de 100 millions de dollars. Adelson n’aurait cependant pas encore donné de sommes importantes à la campagne de Trump via ses Super Pacs. Un responsable républicain a déclaré au Guardian qu’il était « choqué qu’Adelson n’ait encore rien fait pour Trump. Sheldon sait que l’argent de dernière minute est gaspillé. »

Deux sources du parti républicain ont déclaré au Guardian qu’Adelson avait donné 10 millions de dollars à One Nation, un groupe dirigé par un ancien conseiller de Mitch McConnell, président de la majorité au Sénat. Le groupe peut légalement ne pas dévoiler le nom de ses donateurs, et a dépensé 16 millions de dollars cette année pour des campagnes d’élections sénatoriales.

Les représentants de Trump ont refusé de confirmer ou d’infirmer la contribution.

Trump a récemment remanié l’équipe de direction de sa campagne, suite à un certain nombre de controverses, dont la dispute publique avec la famille d’un capitaine musulman tué en Irak en 2004, sa menace de cesser de récolter de l’argent pour le parti républicain, et son refus de toute publicité télévisée même si ses opposants remplissent les ondes de spots soutenant Clinton dans plusieurs états contestés.

Trump s’est également attiré la colère des républicains quand il a refusé de soutenir le président de la Chambre, Paul Ryan, le sénateur de l’Arizona, John McCain et le gouverner de l’Ohio John Kasich, ancien rival présidentiel dans la primaire républicaine, avant de revenir sur sa position au début du mois.

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