Annick Walachniewicz à l’assaut du silence des « revenants »
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Annick Walachniewicz à l’assaut du silence des « revenants »

Originaire de Belgique, la romancière revient avec Il ne portait pas de chandail sur les méandres de la transmission du traumatisme de la Shoah

Couverture du roman "Il ne portait pas de chandail" (Crédit: capture d'écran RTBF)
Couverture du roman "Il ne portait pas de chandail" (Crédit: capture d'écran RTBF)

Annick Walachniewicz, est née d’un père réfugié polonais déporté durant la Seconde Guerre mondiale. Elle passe, raconte son éditeur « les premières années de sa vie dans l’ignorance de ce secret. La déportation de son père, elle ne l’apprend que douze années après la mort de celui-ci ».

Sa plume et son esprit s’emballent.

« Elle commet vingt pages illisibles, maladroites, dans une sorte de transe, » pour tenter de répondre à la question : ‘Comment se fait-il que tu ne sois pas plus bouleversée, que ta vie se poursuive indifféremment ?' ». Dans Il ne portait pas de chandail, son écriture trouvera enfin une voie pour à son tour dire l’indicible.

Ce roman raconte sa « guérison », toujours selon le mot de son éditeur, sans doute parce qu’il est le signe qu’elle a fait quelque chose du poids qu’elle avait sur les épaules, le poids de l’histoire de son père.

« Mais le chemin a été long, constate l’auteur sur le site Alliance.

« La démarche est complexe, multiple et se déplace de l’histoire d’une génération à une autre. Mais certains retours sont de véritables traumas : une femme qui entre dans le musée d’Auschwitz et découvre comme première image la valise de morts qui portaient son propre nom ne peut rester indemne ».

Annick Walachniewicz, Il ne portait pas de chandail, L’Arbre à Paroles, Amay (Belgique), 2018, 200 pages, 18 euros.

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