Après ses menaces sur Twitter, Trump dit être « prêt à un accord » avec l’Iran
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Après ses menaces sur Twitter, Trump dit être « prêt à un accord » avec l’Iran

Deux jours après que le président américain a menacé Téhéran qui avait commencé, il indique à présent sa volonté de négocier un "vrai accord"

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Le président américain Donald Trump signe un document rétablissant les sanctions contre l'Iran après avoir annoncé le retrait américain de l'accord nucléaire iranien, dans la salle d'accueil diplomatique de la Maison Blanche à Washington le 8 mai 2018. (AFP / Saul Loeb)
Le président américain Donald Trump signe un document rétablissant les sanctions contre l'Iran après avoir annoncé le retrait américain de l'accord nucléaire iranien, dans la salle d'accueil diplomatique de la Maison Blanche à Washington le 8 mai 2018. (AFP / Saul Loeb)

WASHINGTON – Le président américain Donald Trump a fait savoir mardi qu’il était prêt à entamer des négociations avec l’Iran, deux jours après avoir menacé de façon radicale le pays dans un tweet en lettres majuscules.

« L’Iran n’est plus le même pays, c’est ce que je peux dire », a-t-il déclaré dans un discours à la Convention nationale de la VFW [Veterans of Foreign Wars] à Kansas City, Missouri. « Nous verrons ce qui se passera, mais nous sommes prêts à conclure un véritable accord, pas l’accord conclu par l’administration précédente – qui était un désastre. »

Les paroles de Trump indiquaient un changement par rapport à sa mise en garde sans équivoque contre Téhéran dimanche soir, dans laquelle il semblait réagir à un récent discours prononcé par le président iranien Hassan Rouhani.

« NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L’HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT », avait écrit dimanche sur Twitter M. Trump dans un message adressé nommément au président Rouhani et rédigé entièrement en majuscules.

Un peu plus tôt dimanche, M. Rouhani avait prononcé un discours dans lequel il avertissait les États-Unis qu’une confrontation militaire avec l’Iran entraînerait la « mère de toutes les guerres ». Il s’était également adressé directement à Trump. « Ne jouez pas avec la queue du lion », avait-il averti, « car vous le regretterez éternellement. »

La tactique menace/négociation ressemble à celle employée par Trump face au leader nord-coréen Kim Jong Un, avec lequel le président a également affronté sur Twitter avant un sommet historique en mai.

Le mouvement de balancier est arrivé après que l’administration Trump a retiré les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien conclu sous l’ancien président Barack Obama.

Cette décision a entraîné le renouvellement des sanctions contre la République islamique qui avaient été levées lors de la mise en œuvre de l’accord historique en janvier 2016.

Selon le directeur de la planification et de la politique du Département d’État, M. Brian Hook, ces sanctions doivent être réimposées en novembre, ce qui a poussé plus de 50 entreprises internationales à quitter le marché iranien.

L’accord sur le nucléaire iranien – qui a également été conclu avec d’autres puissances mondiales, dont l’Allemagne, la France, l’Angleterre, la Russie et la Chine – reste techniquement en place, les autres pays ayant décidé de rester liés à l’accord malgré le retrait de l’Amérique.

L’Iran a déclaré qu’il ne renégociera pas l’accord durement obtenu en 2015.

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