Arrestation de 2 Israéliens soupçonnés d’avoir vandalisé des biens palestiniens
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Arrestation de 2 Israéliens soupçonnés d’avoir vandalisé des biens palestiniens

Un résident d'Yitzhar et un second de Jérusalem comparaîtront devant un juge après une rare arrestation suite à une vague d'attaques de type "Prix à payer"

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Illustration : Un graffiti "prix à payer administratif" retrouvé sur une voiture garée à Jérusalem Est, le 9 mai 2017. (Crédit : Amar Arouri/B'Tselem)
Illustration : Un graffiti "prix à payer administratif" retrouvé sur une voiture garée à Jérusalem Est, le 9 mai 2017. (Crédit : Amar Arouri/B'Tselem)

La police a annoncé lundi l’arrestation de deux Israéliens suspectés d’avoir vandalisé des biens palestiniens dans des crimes de haine.

Les suspects, un résident de Jérusalem et un autre de l’implantation radicale d’Yitzhar, en Cisjordanie, comparaîtront devant un juge de la Cour des magistrats de Rishon Lezion lundi après-midi pour une audience de renvoi.

En dépit des dizaines de crime de haine visant les Palestiniens et leurs biens ces derniers mois et années, l’arrestation des auteurs reste très rare, et la dernière remonte au mois de décembre.

Les groupes de défense des droits civiques déplorent le fait que les condamnations soient encore plus rares, la plupart des charges finissant par être abandonnées.

Les attaques dite du « Prix à payer » sont généralement limitées à des incendies ou à des graffitis, mais il peut s’agir d’agression physiques, voire de meurtres, par des Juifs extrémistes contre des non-Juifs et des cibles de l’armée dans un contexte d’attentats terroristes palestiniens ou de décisions du gouvernement israélien auxquelles les extrémistes s’opposent.

La dernière attaque en date, qui a eu lieu au début du mois, les résidents du village palestinien de Hawara ont constaté que de nombreux pneus de voiture avaient été lacérés et une pierre tombale avait été taguée d’une étoile de David.

Des phrases en hébreu ont été peintes au spray sur les murs extérieurs de plusieurs habitations et le cimetière situé au centre du village a été profané. Parmi les slogans découverts et peints sur les lieux, la phrase « gouvernement pourri, quand combattras-tu l’ennemi » – une indication apparente du mépris des activistes d’extrême-droite pour les politiques gouvernementales israéliennes mises en oeuvre contre les violences palestiniennes.

Des images capturées par les caméras de sécurité montrent au moins trois personnes vêtues de noir se dirigeant vers les véhicules stationnés au centre de Hawara et crevant lentement les pneus, un par un.

Au mois de décembre, le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires a diffusé un rapport faisant état d’une hausse de 69 % des attaques de la part de militants du mouvement pro-implantation contre des Palestiniens en 2018, en comparaison avec 2017.

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