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Ashton Kutcher investit dans un fabricant israélien de viande cultivée en labo

L'acteur salue MeaTech comme "le leader de la production de viande cultivée à l'échelle industrielle", mais ne dévoile pas le montant de son investissement

L'acteur Ashton Kutcher lors d'un événement médiatique organisé par AT&T, le 14 juillet 2021, à New York. (Crédit : AP Photo/Mark Lennihan)
L'acteur Ashton Kutcher lors d'un événement médiatique organisé par AT&T, le 14 juillet 2021, à New York. (Crédit : AP Photo/Mark Lennihan)

Un groupe dirigé par l’acteur Ashton Kutcher va investir dans un fabricant israélien de produits carnés cultivés en laboratoire et imprimés en 3D, a annoncé la société jeudi.

MeaTech 3D Ltd. a déclaré que l’équipe d’investissement comprend également un gestionnaire de talents né en Israël, Guy Oseary, qui a collaboré avec Kutcher dans de nombreuses start-ups et fonds d’investissement. Le communiqué de presse annonçant l’opération n’a pas divulgué les détails de l’investissement.

« Nous sommes ravis de nous associer à MeaTech et de l’aider dans son parcours pour devenir le leader du marché de la production de viande cultivée », a déclaré Kutcher. « Nous sommes enthousiasmés par les technologies innovantes de MeaTech, qui, selon nous, la positionnent comme le leader de la production à l’échelle industrielle de viande cultivée, une clé pour une production de viande plus durable et propre. »

Il a ajouté que cet investissement était « conforme à la mission de notre groupe, qui consiste à fournir des solutions durables… dans divers aspects du développement durable ».

MeaTech – qui est cotée au Nasdaq – est l’une des nombreuses entreprises israéliennes qui développent de la viande alternative, et l’investissement de Kutcher survient deux semaines après l’annonce que Leonardo DiCaprio avait investi un montant non divulgué dans Aleph Farms, une start-up qui fabrique de la viande cultivée.

Dans une interview accordée en juillet dernier au Times of Israël, le responsable du développement commercial de MeaTech a insisté sur le fait que malgré l’absence d’abattage d’animaux dans la production, les propriétés du produit final étaient « identiques » à celles de la chair animale.

Selon la société, MeaTech prévoit de produire à terme des produits à base de bœuf, de volaille, de porc et de poisson, ainsi que de la graisse de poulet et d’oie.

Selon une étude publiée dans la revue Nature, l’élevage de vaches pour la viande a l’un des plus grands impacts négatifs sur l’environnement mondial et il est nécessaire de réduire la consommation de viande pour diminuer les émissions de gaz et éviter le changement climatique.

Quelque 56 milliards d’animaux – vaches, agneaux et volailles – sont abattus chaque année pour nourrir le monde, où la consommation de viande devrait augmenter de 70 % d’ici à 2050, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, les classes moyennes d’Asie et d’Afrique devenant de plus en plus carnivores.

Israël joue un « rôle considérable » sur le marché mondial des protéines alternatives et est considéré comme un pionnier dans ce domaine, les start-ups israéliennes ayant levé un montant record auprès d’investisseurs en 2020, selon un rapport de The Good Food Institute Israel, une organisation à but non lucratif qui cherche à promouvoir la recherche et l’innovation dans ce domaine.

En juillet, Aleph Farms a obtenu un investissement de 105 millions de dollars pour mettre sur le marché des steaks cultivés en laboratoire. Future Meat Technologies, qui fabrique également de la viande à partir de cellules animales, a bouclé un tour de table de 27 millions de dollars en février.

Selon le rapport, le secteur de la viande cultivée est appelé à prospérer dans les années à venir, lorsque les entreprises passeront du stade du développement à celui de la production.

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