Ayrault : Jérusalem appartient à tous les croyants juifs, chrétiens et musulmans
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Ayrault : Jérusalem appartient à tous les croyants juifs, chrétiens et musulmans

Paris a voulu défendre le statu quo en votant la résolution sur le mont du Temple de l'UNESCO, selon le chef de la diplomatie française

Jean-Marc Ayrault lors des cérémonies du 11 novembre 2012 (Crédit : Remi Jouan/Wikimedia Commons)
Jean-Marc Ayrault lors des cérémonies du 11 novembre 2012 (Crédit : Remi Jouan/Wikimedia Commons)

La France est attachée au maintien du statu quo sur les lieux saints à Jérusalem, ville « qui appartient à tous les croyants », a réitéré mardi le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, interrogé sur le vote par la France d’une résolution de l’Unesco ayant provoqué l’ire d’Israël.

« La position de la France sur la question de Jérusalem est claire, ne varie pas et ne variera pas: c’est la défense de la liberté d’accès et de culte à Jérusalem, ville fondamentale pour les trois grandes religions monothéistes et qui appartient à tous les croyants, juifs, chrétiens et musulmans », a déclaré le ministre devant les députés.

A l’initiative de plusieurs pays arabes, le conseil exécutif de l’Unesco a adopté le 14 avril, avec la voix de la France, une décision sur la « Palestine occupée » visant à « sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a condamné un texte « absurde », qui « ignore le lien historique unique entre le judaïsme et le mont du Temple ».

« La France a voté ce texte avec d’autres pays européens pour marquer son attachement au maintien du statu quo sur les lieux saints à Jérusalem », a déclaré M. Ayrault.

« Rien dans le vote de la France ne doit être interprété comme une remise en cause de la présence et de l’histoire juive à Jérusalem. S’il y a une incompréhension du fait de certaines formulations dans cette résolution je le regrette », a-t-il dit.

M. Ayrault a par ailleurs confirmé la tenue le 30 mai à Paris d’une réunion ministérielle internationale sur le conflit israélo-palestinien. Cette réunion, qui se tiendra sans les deux parties intéressées, vise à relancer un processus de négociations au point mort depuis deux ans.

Le chef de la diplomatie française doit se rendre samedi et dimanche en Israël et dans les Territoires palestiniens.

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