Ben Gvir ne pourra pas occuper les fonctions de ministre de la Défense ou de la Police après les élections – Netanyahu
Des propos qui ont entraîné la colère d'Otzma Yehudit, dont le chef affirme que le Premier ministre a prévu une coalition avec Eisenkot
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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a expliqué, dans la journée de jeudi, que le chef du parti Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, ne conserverait pas le ministère de la Sécurité nationale si lui-même devait former le prochain gouvernement, répétant également qu’il s’est engagé à ce que Ben Gvir n’obtienne pas le portefeuille de la Défense — un poste qui est ouvertement convoité par l’homme politique d’extrême droite.
Lors d’un meeting électoral qui avait lieu à Akko, Netanyahu a affirmé que le ministère de la Sécurité nationale et le ministère de l’Éducation seraient tous les deux placés sous le contrôle du Likud au sein du prochain gouvernement. Yoav Kisch, un membre du parti, est l’actuel ministre de l’Éducation.
Des propos qui ont suscité une réaction virulente de la part d’Otzma Yehudit, qui a accusé Netanyahu de vouloir l’exclure de la prochaine coalition et de vouloir former un gouvernement avec son principal rival, Gadi Eisenkot, le chef du parti Yashar.
« Le secret a été dévoilé », a commenté Otzma Yehudit, qui a affirmé que les propos de Netanyahu renforçaient ses soupçons – à savoir que « décision a été prise d’exclure Ben Gvir et Otzma Yehudit de la prochaine coalition, d’intégrer Eisenkot à la place et de confier ces portefeuilles à la gauche ».
« Cher Premier ministre, seul le peuple décidera », a ajouté le parti. « Un Ben Gvir fort, c’est un Israël fort ! »
Des paroles qui ont été prononcées au lendemain d’une première déclaration qui avait été faite par Netanyahu au micro de la radio militaire – il avait alors dit que Ben Gvir ne deviendrait pas ministre de la Défense, malgré ses revendications concernant ce portefeuille. « Je sais qu’il le veut, mais ce n’est pas lui qui décide », avait expliqué Netanyahu, insistant sur le fait que le ministère resterait entre les mains du Likud.
Dans un entretien qui a été accordé jeudi au site d’information Walla, Ben Gvir a affirmé ne pas avoir été ébranlé par l’insistance placée Netanyahu sur la nécessité de conserver le portefeuille de la Défense au sein du Likud.
« Il avait également déclaré, dans le passé, que je ne serais pas ministre, et nous avons vu ce qui s’est passé. Je vais remporter davantage de sièges, et je serai ministre de la Défense », a-t-il assuré.
Il a affirmé que Netanyahu l’avait remercié au lendemain de l’élimination par Tsahal du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, au mois de septembre 2024, précisant que le Premier ministre lui avait dit : « Merci d’avoir insisté, au sein du cabinet, pour que cela aille de l’avant ».
Ben Gvir n’a jamais été appelé sous les drapeaux, ayant été jugé inapte au service en raison de son implication dans des mouvements nationalistes d’extrême droite quand il était adolescent.
Il a dit qu’il revendiquerait le ministère de la Défense pour lui-même et celui de la Justice pour la candidate n° 2 de son parti, l’ancienne députée du Likud Tally Gotliv. Ben Gvir a ajouté qu’il exigerait que le député d’Otzma Yehudit, Yitzhak Wasserlauf, le remplace au ministère de la Sécurité nationale dès qu’il se verrait confier le portefeuille de la Défense.
Le mois dernier, le dirigeant d’Otzma Yehudit a dévoilé un plan détaillé visant à faire partir 1,86 million de Palestiniens — soit la grande majorité de la population de Gaza — de la bande de Gaza d’ici sept ans, par le biais de ce qu’il a qualifié « d’émigration volontaire ». Ses détracteurs évoquent, pour leur part, un nettoyage ethnique.
Ces derniers jours, Ben Gvir a accusé à plusieurs reprises Netanyahu de chercher à écarter Otzma Yehudit au profit d’un gouvernement d’union nationale avec Eisenkot.
Netanyahu et Eisenkot affirment ne pas rechercher la formation d’un gouvernement d’union nationale.
Le bloc de Netanyahu comme les partis juifs dirigés par ses opposants devraient se retrouver bien en deçà de la majorité de 61 sièges à la Knesset. Les partis chapeautés par des Arabes, qui n’ont généralement pas rejoint les coalitions gouvernementales, devraient remporter la majorité des sièges restants.
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